Autreédito

L’Afrique pour commencer

Ce qui était presque un mirage, devient réalité. Les conteneurs sur la transsaharienne négocient leur présence effective et soutenue vers les pays africains voisins. Une première alternative pour sortir l’Algérie  des exportations en hydrocarbures. L’Afrique premier comptoir qui engage notre pays à l’achalander en produits locaux qui prennent dans un premier temps ce chemin ouvert sur le commerce extérieur. Un encouragement aux investisseurs, aux producteurs qui se comptaient jusque- là sur les doigts d’une seule main à s’essayer sur les ventes algériennes à l’étranger. Quelques arques connues ont déjà traversé la mer pour se frayer un étal parmi d’autres nationalités, y compris nos proches voisins, qui sont déjà rôdés sur ce marché international. Et alors que l’Algérie, a beaucoup plus d’opportunités de marquer sa présence et de s’imposer comme partenaire économique à part entière. Sauf qu’eux, chez nous, tous les obstacles impossibles et inimaginables, qui freinent toute volonté de tenter d’écouler la marchandise algérienne  sous d’autres cieux et qui réfrènent toute initiative qui serait salutaire à la bonne santé du label algérien  en se faisant non seulement découvrir mais connaitre et même se faire apprécier.

La communauté algérienne qui se trouve en terre étrangère  n’a de cesse de rechercher le parfum d’un produit algérien présent au compte-gouttes en ce qui concerne quelques marques, sans pouvoir en jouir à son aise. Limonade, huile d’olive, datte, biscuits entre autres produits exportés en nombre insuffisant renseignent sur cette absence de dynamique économique qui pourrait tant rapporter au pays en argent et en promotion. Et même offrir à nos ressortissants l’occasion de consommer algérien, de s’offrir l’occasion de marquer leur présence à l’étranger, cette source de fierté que d’autres exhibent en se référant à ce que leur pays fait pour s’enraciner et prétendre à la concurrence. Bien sûr que la machine grippée a du mal à reprendre son souffle, bien sûr que nous avons pris trop de retard, bien sûr que nous manquons d’offensive, que nous parlons plus que nous faisons… Mais aujourd’hui faut-il en rester là et regarder les autres moins lotis que nous, nous ravir une place que nous pourrions non plus lorgner mais arracher pour peu qu’on le veuille.

A présent, les encouragements sont là,  les facilitations administratives et fiscales sont annoncées dans le discours officiel, les opérations économiques consultées donnent leurs avis, proposent des solutions font part des entraves qui ne les poussent pas à vendre le label algérien ailleurs, et avec la crise sanitaire du à la pandémie mondiale de la Covid-19, toute initiative quelque peu engagée dans ces opérations économiques en a pâti en l’absence de la logistique, notamment l’absence des transports en raison de la fermeture des frontières. Et la voie de l’Afrique est un bon raccourci pour commencer à vendre, échanger et investir, là où il est décidé d’acheminer le produit algérien décliné dans toutes ses latitudes d’autant que durant cette même année écoulée, l’Algérien s’est rendu compte qu’en l’absence de l’importation,  il a acheté ,  consommé et aimé algérien   Et ce qui est vendable ici pourquoi ne le serait-il pas donc ailleurs ? Aux dernières nouvelles, l’huile d’olive a raflé les premières places dans des concours organisés par des pays  où ce produit est dit de meilleure qualité et avec la présence de l’Algérie par le biais d’initiatives privée, la qualité a changé de camp, idem pour la fraise qui elle aussi a été classée meilleure. Donc le point noir n’est pas dans les capacités de produire et en qualité. Le hic réside dans ce qui peut concrétiser  cette présence et apparemment c’est parti sur de bonnes bases, en attendant une autre trajectoire

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