Autreédito

Effet boomerang

La longue période de répit qu’ont fournis le confinement et le couvre feu au début de la pandémie et lors de sa recrudescence en la deuxième vague des contaminations,  provoquant une diminution des accidents de la route et aujourd’hui loin derrière nous. Le fil rouge consacré à ce fléau par la Radio Nationale est là pour en attester et de manière vertigineuse. En dehors des chiffres apportés par les différents services de sécurité via les ondes, il est repris malheureusement au quotidien et pas qu’en milieu urbain, des bilans qui donnent froid dans le dos.

Les interventions des responsables de la sécurité routière en étayant ces nombres effarants du nombre d’accident, de celui des victimes et des blessés et handicapés à vie, sont loin de refléter une réalité de cette liste de morts et de handicapés. Car, souvent les accidentés succombent à leurs blessures ou n’arrivent pas à reprendre leur motricité. Et le plus grave c’est qu’on continue de mourir dans des cortèges de mariées, alors que ces fêtes familiales sont interdites. Car, en plus de ne pas respecter les mesures de confinement et de prévention qui font garder d’ailleurs toujours fermées les salles de fêtes, car les célébrations ont été contournées en étant marquées dans les maisons, mettant en sursis la vie des invités, rassemblés en lieu clos et étroits, il y aces cortèges qui passent sous le nez des services de police et traversent les barrages sans aucunement être inquiétés.

Dans les bilans derniers qui ont fait plusieurs morts, il est clairement rapporté que ces victimes ont payé de leur vie l’inattention et l’excès de vitesse, pour ne pas dire de zèle, au milieu d’un cortège !  La faute ne serait-elle pas donc partagée entre ces inconscients qui font fi de ces mesures et ceux sensés les faire respecter par la loi ? Mais ces mêmes services sont-il habilités à intervenir dans pareils cas ? La logique veut que oui, puisqu’ils étaient instruits de faire respecter toutes les règles liées au couvre feu et au confinement. Souvenons-nous il ya un an lorsque pour contre carrer la propagation, des navettes de police et de la gendarmerie nationale ont sillonné sur des semaines les quartiers populaires et les cités pour sommer les récalcitrants à rejoindre leur domicile. Idem pour le port du masque qui était de rigueur même lorsque le conducteur était seul à bord de sa voiture. Et voilà que le relâchement vient couper court à cette trêve du terrorisme routier qui tue journellement même en plein Sahara. Alors les causes sont elles, multiples, le code de la route vient en pôle position. Excès de vitesse et dépassements dangereux.

Les témoignages de rescapés qui gardent par contre souvent des séquelles à vie sont poignants. Hommes et femmes disent dans quelles circonstances, ils se sont retrouvés entre la vie et la mort. Ils avouent qu’ils ont essayé de dépasser des véhicules à des endroits contre indiques ayant une visibilité minime ou approximative  et se sont retrouvés en tentant le diable couchés et renversés sur le bas côté de la route ou éjectés à des kilomètres, parfois ce sont ceux qui viennent en face qui ont usé de cette manœuvre, dans la plupart des cas, de gros tonnages des camions qui viennent percuter des véhicules de tourisme. En plus de l’état détérioré  de la chaussée et de se demander où va donc l’argent de la vignette. Entre les APC et les travaux publics, on se jette la balle, qui n’interviennent pas assez ou très peu pour colmater les brèches et les nids de  poule qui parsèment le réseau routier et minent la vie des automobilistes obligés d’entretenir les pièces de rechange endommagés au prix fort et plus souvent que permis.

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