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“Un nombre important de transporteurs n’ont pas encore bénéficié de l’indemnité de 30 000 DA”

Covid-19/Président de la FNTV "

Quinze jours après la reprise des transporteurs publics et privés des voyageurs (autobus et taxis), les citoyens ainsi que les conducteurs ont affiché leurs satisfaction suite à la reprise du transport, dans le respect des mesures préventives contre la pandémie (Covid-19).

Concernant les indemnisations décidée par les autorités publiques au profit des conducteurs d’autobus et de taxis, les chauffeurs ont affirmé avoir bénéficié de deux tranches d’un montant global de 90 000 DA (payé en trois tranches), au moment où d’autres se plaignent de n’avoir rien reçu après plus de 5 mois de l’annonce de cette mesure.

Le président de la Fédération nationale du transport des voyageurs et des marchandises (FNTV), Abdelkader Boucherit a déclaré à l’APS qu’un nombre important de transporteurs n’ont pas encore bénéficié de l’indemnité de 30 000 DA parce qu’ils n’avaient pas payé leurs cotisations auprès de la Caisse nationale d’assurance sociale des non-salariés (Casnos) pour la période 2019-2020.

Selon le même intervenant, le transporteur, qu’il soit conducteur d’autobus ou de taxi, est tenu de présenter le  document certifiant le paiement des cotisations à la CASNOS pour l’exercice 2019-2020 afin de bénéficier de l’indemnité  de 30.000 Da.

“Cette condition est plutôt sévère, au vu des pertes subies par les transporteurs qui ont souffert du chômage 9 mois durant”, a-t-il estimé, appelant, dans ce sens, à la révision de cette procédure.

Pour sa part, le président de la Fédération nationale des exploitants de taxi, Hocine Aït Brahim, a affirmé qu’un grand nombre de chauffeurs de taxis n’avaient pas reçu cette indemnité pour les mêmes raisons.

Il a plaidé, à cet effet, pour l’attribution de facilitations aux transporteurs à même de leur permettre de reprendre leur activité sans obstacles, à leur tête la révision des créances des cotisations accumulées auprès de la CASNOS et la levée des sanctions liées au retard de paiement des cotisations.

Concernant les mesures sanitaires imposées pour faire face à la pandémie, un certain relâchement à été constaté au niveau de plusieurs gares routières à Alger, d’où l’impératif renforcement des mesures de contrôle et l’intensification des campagnes de sensibilisation dans ces espaces à forte affluence.

Le Président directeur général (P-dg) de la Société de gestion des gares routières d’Algérie (SOGRAL), Youcef Tessa a relevé, à la veille de la reprise du transport routier des voyageurs, une baisse du chiffre d’affaires de la société de 75%, soit 1,7 Mds Da de pertes et ce en raison de la pandémie de la covid-19, suite à la suspension de l’activité pour une durée de 9 mois, ajoutant que la SOGRAL a réussi néanmoins à préserver les postes d’emploi.

Pour rappel, la SOGRAL, qui compte 75 gares routières à travers le territoire national, a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 2,538 Mds Da durant l’exercice 2019.

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