Culture

Tout un programme !

Yennayer 2971

Depuis son institution fête nationale et journée chômée et payée, Yennayer revêt une dimension plurielle certaine. A travers tout le pays le nouvel an amazigh qui coïncide avec le 12 janvier, est célébré avec faste. Diversement dans les traditions de la localité qui accueille cette année nouvelle agraire avec convivialité, partage et prospérité. Yennayer, signifie premier jour de l’an du calendrier agraire amazigh. Il est fêté dans toute l’Afrique  du Nord mais aussi aux Iles Canaries où subsistent des survivances de la tradition berbère. L’Algérie est le premier pays d’Afrique du Nord à réhabiliter Yennayer, consacré fête nationale depuis 2018.

D’ailleurs, les préparatifs vont bon train depuis leur lancement la semaine écoulée jusqu’à l’ultime moment, c’est à dire demain. Puisque en cette soirée du 11, les foyers se réunissent autour du diner de Yennayer, imensi n’yennayer en berbère. Et à chaque foyer sa manière de festoyer. Menu varié, qui table souvent sur un  couscous au poulet avec sept légumes secs, une manière de faire de cette occasion, le début augural  d’une prospérité, d’une multiplication de bonnes et belles choses. Que cela soit dans l’année agraire, la naissance des enfants, la pluralité de dons… pour un an fécond en tout. Ainsi, culturellement, des manifestations diverses sont d’ores et déjà entamées, pour mettre en valeur la double dimension culturelle et historique de Yennayer. Plusieurs établissements culturels sous tutelle du ministère de la Culture et des Arts ont mis/ Mais en arison de la pandémie du coronavirus,  une partie des activités culturelles et artistiques se déroulera en ligne. Projections de films, représentations théâtrales, ateliers d’apprentissage de Tamazight ainsi que des conférences  thématiques sur la culture amazighe composent le menu des  festivités lancées officiellement vendredi dernier à Batna. Aussi, le passage à l’an 2971 du calendrier berbère, correspondant au 12 janvier du calendrier grégorien se fait depuis la capitale des Aurès. Par ailleurs l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc) propose demain 12 janvier,  une rencontre sur la traduction de et vers le tamazight qui réunit écrivains, universitaire et enseignants de cette langue nationale, officielle depuis 2016.

D’autre part, l’artiste peintre et sculpteur Younes Kouider expose ses œuvres alors  qu’une séance-dédicace d’ouvrages  littéraires, notamment des romans traduits vers le tamazight, est également initiée par l’AARC Les mélomanes et cinéphiles, quant à eux, il leur st donné le loisir de suivre à distance sur les plateformes numériques (Youtube et Facebook) de l’Agence un spectacle de chants amazighs traditionnels, interprétés par la  Chorale polyphonique d’Alger. Il est aussi du programme,  un court-métrage ”Ughaled” (Reviens) de Hafid Ait Braham. L’ONCI (‘Office national de la culture et de l’information (ONCI) a mis au point de son côté une série de manifestations en virtuel, qui prennent fin demain 12 janvier. Cet établissement culturel convie à des expositions d’art plastique et de produits artisanaux,  à des spectacles de musique  et de théâtre et à des conférences sur les origines de cette fête ancestrale. Le Centre des arts-Palais des Rais- (Bastion 23), n’est pas en reste. Il organise notamment des conférences sur l’habitat numide et le “culte agraire” antique en  Afrique du Nord. Il met sur pied un atelier sur l’alphabet amazigh (Tifinagh) et les symboles berbères.

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