Autreédito

Socle identitaire

Yennayer 2971. L Algérie célèbre en ses quatre coins, le nouvel an berbère. Et depuis quelques années, cette célébration revêt un cachet national,  tant par sa dimension historique que culturelle. Une festivité qui a n’a eu de cesse d’être revendiquée pour en faire une véritable entité de l’identité algérienne, officielle et nationale. Et la proclamation du 12 janvier date à laquelle ce nouvel an coïncide, journée nationale fériée et chômée, en 2018, décrète on ne peut mieux, la valeur intrinsèque  d’une reconnaissance appropriée pour renforcer les liens entre les Algériens, en leur pays numide, riche de son passé mémorial, de son histoire millénaire, de ses hommes et femmes qui ont érigé le nom de l’Algérie dans le cercle des nations, à part entière. Avec ses origines, son histoire, sa culture, sa richesse, sa diversité, son identité, sa solidarité et sa générosité dans la composante sociale, humaine et  nationale.

Cette année, viennent se renforcer les liens et les échanges entres les régions qui jusque-là, ont préservé cet acquis identitaire, à travers les temps, repus aux traditions ancestrales, aux symboliques, aux sens multiples à la mesure d’un événement qui unit et rassemble, dans la convivialité, la partage, l’entraide, la solidarité, la générosité. Une belle illustration de ce qui anime le peuple algérien et nord-africain, puisque la fête s’étend de l’Egypte aux Iles Canaries, en passant par les pays du Maghreb. Une dimension plurielle à la mesure d’un événement aux segments multiples, qui renseignent sur ce qui désigne le peuple berbère dans sa vie antérieure indissociable de sa vie contemporaine, d’où il extirpe ses racines et son appartenance, d’où ses repères, ses valeurs et ses principes.

Aujourd’hui, l’Algérie fière de son passé richissime consolide les liens entre algériens et renforce cette diversité culturelle qui n’est nullement une différence mais une complémentarité qui participe à l’unité nationale, qui voit dans cet élément historique, une occasion de confirmer la cohésion sociale au moment où le pays traverse des fluctuations  externes qui font peser des risques et des menaces à la stabilité du pays. Yennayer pour partager la même ambition, rester unis envers et contre tous, le même objectif, un ressourcement dans un passé commun, pour une édification pr-ésente et une assurance d’un avenir unificateur contre toute convoitise extérieure. Dans un champ le plus large de l’amour de la patrie, de la force unificatrice de la nation,  qui font montre  d’un pays épris de liberté, jaloux de son indépendance, dans un rendu le plus profond  de la consolidation des liens tissés dans la culture identitaire et existentielle, contre toute influence étrangère, négativiste, destructrice, aliénante.  Car au delà du cachet festif, folklorique par endroit, il est un réel retour sur soi, sur une identité qui a su transcender le temps,  traverser les âges, pour conserver la mémoire contre toute déviation et disparition d’un pan de notre identité nationale.

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