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Rebrab : « la production locale de sucre brun est impossible »

Au cours de la journée d’information organisée par le ministère des finances aujourd’hui dimanche, pour expliquer les dispositions de la loi de finances 2021 aux opérateurs économiques, le PDG de Cevital, Issad Rebrab a exprimé son inquiétude quant à la faisabilité de certaines mesures contenues dans l’article 83 de la loi de finances 2021, qui visent à obliger les importateurs et les transformateurs de sucre brun et l’huile de soja, à démarrer le processus de production de matières premières importées ou à les acquérir auprès du marché national, dans un délai de 18 mois à compter de la promulgation de la loi, et dans le cas où le processus de production ne démarre pas après l’expiration du délai, les opérateurs concernés perdent l’ avantage des exonérations douanières, fiscales et semi-fiscales et des indemnisations à l’importation. « Ce qui est regrettable, a-t-il dit, c’est qu’on inscrit cette disposition dans la loi de finances, si on nous avait demandé notre avis avant, on aurait attiré l’attention sur cette mesure».
A cet égard, M. Rebrab a estimé que « le processus de production locale de sucre brun est impossible étant donné la présence de l’Algérie dans une région où l’eau est rare », en ajoutant que « le coût de l’eau utilisée dépassera le prix du sucre lui-même, ce qui oblige le pays à continuer d’importer cette substance ». « L’Algérie est obligé d’aller acheter son sucre, a-t-il dit, ou prendre des terres africaines qui ont suffisamment de pluviométrie, pour réellement produire de la canne à sucre et de la betterave ». Quant à la production nationale des huiles, il a appelé à des facilitations pour la réalisation de ces investissements, qui pourraient faire économiser au pays environ 2,25 milliards de dollars par an en devises fortes avec la possibilité d’exporter 750 millions de dollars par an, tout en couvrant le marché national. En rappelant « qu’il y a 3 ans et tout le monde est au courant, on nous a interdit de décharger nos équipements au port de Bejaia et ce qui est malheureux, c’est que ça continue » a-t-il déploré.
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