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Sami Agli : « Il faut rétablir la confiance et dépénaliser l’acte de gestion »

Le Président de la Confédération algérienne du patronat citoyen,(CAPC) Sami Agli, a estimé aujourd’hui dimanche, que « l’un des plus grands défis, pour mener à bien le processus de relance économique est de baliser le terrain pour une meilleure prise en charge des doléances des investisseurs qui font face à la bureaucratie ».

Il a déploré le fait que « beaucoup de dossiers d’investissement n’aient pas abouti et ont été « gâchés » par les atermoiements administratifs en indiquant qu’ « aujourd’hui, si nous voulons réaliser le nouveau modèle économique, il faut changer les mentalités et rompre avec la bureaucratie qui demeure l’un des plus grands dangers qui guettent les opérateurs économiques ».

En évoquant, par la même, le marché informel qui est considéré comme une véritable plaie de l’économie nationale. Ce dernier  dont la manne qui y circule, est évaluée à hauteur de 60 milliards de dollars, échappe totalement à la sphère légale. Sami Agli qui s’exprimait sur le plateau  de l’ENTV s’est attardé longuement sur le dossier de l’investissement, national et étranger en insistant sur « la célérité dans le traitement des dossiers d’investissement car la situation actuelle impose l’urgence dans la prise de décision administrative et que les actes soient suivies par des actions effectifs sur le terrain ».

S’agissant des mesures prises par le gouvernement pour sortir de la crise, pour lui, « l’année 2021 et celle des mesures qui permettront d’éviter la contraction de l’économie et d’accélérer l’application du nouveau modèle économique, qui est désormais une nécessité et pas un choix ». Considérant que l’année en cours, est celle « du sauvetage de l’économie qui doit réussir sachant que notre tâche, a-t-il souligné, est en premier lieu, le maintien des emplois vu que 98% des petites entreprises vont faire face au chômage ».

Il a également plaidé pour « l’accélération des réformes notamment bancaire, d’où la nécessité de l’engagement des banques à accompagner les entreprises dans ce moment crucial, au vu des mutations mondiales et la concurrence économique qui risque de devenir de plus en plus rude, après l’arrêt causé par la pandémie, qui incite à redoubler d’efforts et d’ingéniosité pour amortir les pertes et relancer les activités ».

Sur le plan des rencontres avec les autorités publiques, Salmi Agli a encensé, le ministre de l’agriculture, estimant que « ce dernier est très attentif aux préoccupations des opérateurs économiques activant dans le secteur», en affirmant que « le premier responsable de ce secteur possède une vision économique qui contraste avec les méthodes du passé ». Il a déclaré à ce propos, que «  l’agriculture peut être une véritable locomotive pour l’économie nationale ».

Revenant sur le climat des affaires, le patron à appeler à instaurer un environnement de confiance dans lequel les chefs d’entreprises puissent évoluer sans crainte et sans stress et sans pressions. A cet effet, il a déclaré qu’ « il faut impérativement rétablir la confiance entre l’Etat et les opérateurs économiques et aller vers plus de transparence ». En faisant savoir « que nous devons tous nous unir et  travailler ensemble ». «  Nous devons également dépénaliser l’acte de gestion et apaiser les esprits » a-t-il souligné, en ajoutant que « tout est tributaire de la confiance que nous avons les uns envers les autres pour réussir cette nouvelle étape de l’Algérie nouvelle que nous voulons construire». Mais pour ce faire, a-t-il affirmé, « il faut mener des campagnes de sensibilisation à grande échelle, auprès des acteurs  de tous les secteurs. Il faut également mettre en place des relais pour la diplomatie économique et faire la promotion des potentialités du pays à l’international.

Le président de la Capc,  a estimé que « la transformation des entreprises se fait à travers la digitalisation et sur ce chapitre, il a avancé que les jeunes sont à même de relever le défi, en évoquant les 1600 entreprises émergentes adhérentes à son organisation qui activent dans divers secteurs notamment celui des biens et services. En déclarant que les jeunes ont la capacité de s’adapter facilement à l’écosystème et demeure la première richesse du pays.

Fatma.H

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