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Hemdani à propos de l’affaire du blé avarié, importé par l’OAIC : « des mesures judiciaires attendent d’être prises »

Le ministre de l’agriculture Hamid Hemdani qui s’exprimait, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, a révélé  s’agissant de l’affaire des importations par l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC) de quantités de blé impropres à la consommation qui a précipité le limogeage de son PDG, « que des mesures judiciaires attendent d’être prises pour situer les responsabilités de tout un chacun, tant au niveau local qu’international ».

Concernant les Offices interprofessionnels, qui sont chargés d’accompagner le développement de différentes branches du secteur de l’agriculture, celles, en particulier, des productions céréalière et laitière, dont les importations annuelles nécessitent  1,3 et 1,2 milliards de dollars, le ministre a chargé ces derniers en pointant du doigt leur échec cuisant.

Il a souligné le fait que « ces offices, créés initialement pour servir d’appui à la production et à la gestion des produits agricoles stratégiques, se sont reconvertis en centrales d’achat, amenant les pouvoirs publics à les remettre en cause et à examiner l’opportunité de créer incessamment une Autorité de régulation de l’approvisionnement des produits de large consommation soutenus par l’Etat ».

Hemdani a indiqué que cette nouvelle structure permettra également « la stabilisation du marché local et devrait être chargée, entre autres missions, du suivi du marché mondial des produits tirés de l’agriculture et de l’élaboration d’un modèle national de consommation.

Le ministre de l’Agriculture, a estimé que « compte tenu de la dépendance criante de certaines productions agricoles stratégique, vis-à-vis de l’étranger, il va falloir changer de fusil d’épaule  en  développant les énormes potentialités agricoles que recèlent les zones Sahariennes, un programme d’envergure qui  va être chargé de piloter l’Office de l’agriculture Saharienne, sur le point d’être opérationnel ».

A cet effet, le haut responsable a  affirmé « qu’un système de télédétection a déjà mis en évidence d’importantes superficies pouvant être réservées au développement de la céréaliculture dans ces zones, ainsi que les quantités d’eau pouvant contribuer à son épanouissement ».

Citant, à titre d’exemple, « les expériences agricoles entreprises par des investisseurs privés dans cette partie de l’Algérie, celle du  maïs, en particulier, ainsi que les résultats obtenus ». L’invité de la radio, a soutenu qu’ « à partir d’une production étalée sur 79 hectares, pendant une  année, cette superficie est rapidement passée à 10.000 hectares ».

Hemdani, a poursuivi, non sans afficher sa satisfaction, en déclarant que « tous les aspects relatifs aux débouchés des produits récoltés, ont été pris en charge  par ces investisseurs, leur transport, leur réception et leur traitement ».

Il a rappelé que « l’importation du mais nécessite, chaque année, une enveloppe de 800 millions de dollars pour des besoins nationaux évalués à 4 millions de tonnes », en ajoutant qu’ « en augmentant sa production, il est possible, à court terme, de couvrir 40% de la demande intérieure » a-t-il conclu.

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