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Cette faucheuse des routes

Décidément, l’an 2020 aura été et de loin, l’année funeste par excellence. Il ne s’est pas passé une seule journée sans apporter son lot de décès. Non pas qu’il n’y a jamais eu ou qu’il n’y en aurait pas non plus, au cours d’une année. Tant il est vrai  que la mort frappe depuis la nuit des temps et quotidiennement. Et ce n’est pas une nouveauté soit dit en passant !  Car cette année qui s’achève sur presque une note d’espoir liée à la mise sur le marché de plusieurs vaccins contre la covid-19, même si les taux de contamination sont en nette augmentation de par le monde, aura certainement enregistré le plus grand nombre depuis longtemps de victimes. Des nouvelles lugubres qui sont venues endeuiller des familles, après avoir emporté un de leur membre, plusieurs parfois, allonger la liste macabre des disparus ; surcharger les lits d’hôpitaux saturés par les malades et confiner des millions de personnes à travers la planète.

Des pertes humaines considérables mais qui ne sont pas dues hélas qu’au coronavirus. En effet,  si au début de la pandémie, les accidents de la route  ont nettement diminué en raison du ralentissement des transports, revoyant à une baisse perceptible des statistiques qui en temps normal, ont fait passer l’Algérie au troisième rang mondial, ces derniers temps et à la faveur d’un déconfinement allégé, le nombre repart à la hausse. Alors qu’on les en a presque oublié. Un ouf de soulagement poussé par les citoyens et les services de sécurité repus à des interventions quotidiennes, de jour comme de nuit.

Des chauffards qui sèment la mort sur leur chemin. Des transporteurs publics avides de gain facile qui appuient sur le champignon pour multiplier les navettes, les chauffeurs de bus et de cars inter-wilayas qui sont à l’origine d’accidents mortels, rappelés à l’ordre pour un relais au volant à deux, sous peine de sanction. Mais qui aujourd’hui sont restreints à des voyages moins nombreux, exclus des dessertes de nuit, en raison du couvre-feu, ce qui vient diminuer sensiblement aux collisions et autres carambolages, légion sur les longs ou courts parcours. Les dernières statistiques en la matière font état de  22.507 accidents en 2019. Il marque une baisse de 2,1% par rapport à 2018. Ces accidents ont provoqué la mort de 3.270 personnes et blessé 31.010 autres et cela selon Délégation nationale de la sécurité routière. Et déjà en 2020, révision à la hausse puisque la même source révèle  que ces accidents de la circulation ont fait plus de 2.400 morts et plus de 20.000 blessés dans plus de 16.000 accidents de la route enregistrés au niveau national rien que dans les dix premiers mois de 2020.

A aujourd’hui, le bilan des décès depuis la survenue de la pandémie en Algérie est de 2.745 personnes. Visez un peu la différence. A moins qu’il ne faille ne pas faire de comparaison. Mais devant ce virus surmédiatisé, les reste des morts passent presque inaperçus, ceux du cancer, du sida, des infarctus du myocarde, de la faim…. Non encore qu’il faille encore minimiser ces disparus victimes de la Covid-19. Mais enfin, ce mal inédit va finir par disparaître mais doit-on pour autant ignorer le remède à ces accidents de la circulation qu’est la vigilance, le respect du code de la route, éviter les excès de vitesse et tuti-quanti… Pourtant c’est si peu,  si facile !

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