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Arslan Chikhaoui prédit un changement de la cartographie mondiale à partir de 2021

Guerre de 3e et 4e génération

“La guerre froide a laissé place à des guerres sournoises de troisième et de quatrième génération”, a indiqué l’expert en géopolitique, Arslan Chikhaoui qui prédit un changement de la cartographie mondiale à partir de 2021.

Dans un entretient accordé à l’APS , Arslan Chikhaoui, a déclaré que “ces guerres 3.0 et 4.0 ne sont que l’aboutissement d’une stratégie de guerre à zéro perte humaine”.

“La guerre armée classique a muté vers une nouvelle forme de guerres lentes et progressives dans l’espace et dans le temps. Il s’agit du pouvoir intelligent (Smart Power) qui se décline en une combinaison de Soft Power et de Hard Power. Le président Bush a utilisé le Hard Power pour la guerre du Golfe qui se voulait être chirurgicale, le président Obama a utilisé le Soft Power sous forme de guerre de Proxy en Libye”, a expliqué M. Chikhaoui.

Pour Arslan Chikhaoui, le Printemps arabe “demeure la parfaite illustration du cocktail du Smart Power qui, par ailleurs, fait intervenir de nouveaux acteurs sur la scène des relations internationales (et qui) sont principalement non étatiques”. Ces intervenants peuvent être des “NGO (Non gouvernemental organization), des NGI (Non gouvernemental individuel), des Think Tanks ou des entreprises. Ce sont tout simplement de puissants réseaux d’influence de la société civile bien structurés et interconnectés virtuellement et physiquement. Ils tracent les contours de la cartographie du monde globalisé avec ses certitudes et incertitudes”, a-t-il poursuivi.

“La fin de la guerre froide matérialisée par la chute du mur de Berlin a laissé place à une tectonique des plaques dont les répercussions n’ont pas encore atteint leur paroxysme”, a-t-il assuré. “Un Moyen-Orient et une Afrique du Nord, voire un monde arabo-musulman en pleine turbulence, des puissances émergentes en Asie, le retranchement de l’Eurasie, les divisions transatlantiques et une multiplication des conflits de faible intensité figurent parmi les problèmes émergents (et qui) constitueront les traits dominants de l’après l’an 2021”, a noté l’expert.

“A partir de 2021, incontestablement, la cartographie du monde sera différente. Les groupes géographiques traditionnels perdront progressivement de leur poids dans les relations internationales”, a-t-il affirmé, signalant que “la ligne de partage traditionnelle Nord/Sud ne sera plus un concept très représentatif pour le  futur monde. Le concept Eurasie destiné à supplanter l’ancienne Union soviétique et l’unité de l’Ouest ont également perdu de leur pertinence. Ce sera surtout dû à la mondialisation et à la montée en puissance de la Chine et à moindre degré de l’Inde”.

“Toutefois, le concept actuel qui risque de conserver sa pertinence est l’arc d’instabilité ancré en Asie du Sud-Est où l’on assiste à la montée d’un islamisme radical et du terrorisme, ralentie présentement par la pandémie du Covid-19”, a constaté M. Chikhaoui.

 

 

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