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Quel vaccin sera le plus approprié pour l’Algérie ?

Le président de la Société algérienne d’immunologie, Pr Kamel Djenouhat, qui s’est penché sur le choix, le plus approprié pour l’Algérie, se focalisant sur les critères de chaque vaccin, parmi lesquels il met en avant leurs disponibilité sur le marché, le coût de chacun d’entre eux, ainsi que leurs moyens de conservations que certains pays ne peuvent pas acquérir.

Le choix du vaccin dépond, selon Kamel Djenouhat  de plusieurs critères, « le premier critère qui est défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est son efficacité, c’est-à-dire il doit être supérieur à 50%. A mon avis, tous les vaccins du marché ont accompli cette tache, ils dépassent la barre des 50% ».

Le deuxième critère est  « la sécurité et la sureté du vaccin, mais nous avons constaté qu’aucun effet secondaire majeur qui contre-indique le vaccin, sauf les incidents rencontrés avec le vaccin Pfizer par rapport aux quelques cas qui ont rencontré des réactions allergiques sèvres », dira il.

Quant au troisième critère, se résume aux logistiques de chaque pays, qui sont vraiment discutable,  car « elles sont poids primordial pour les pays, qui ne disposent pas de moyens de conservation,  comme vous le savez, ces derniers se conservent à moins 70 ou à moins 80 degrés » estime Dr Djenouhat.

Le spécialiste affirmera que « c’est très difficile, pour certains pays européens ou africains, d’acquérir des vaccins qui se conservent à moins 80 degrés. Sachant que les moins 80 degrés se font rare au niveau des structures hospitalières. Les moyens de conservation sont chers, ils coûtent aux alentours de 500 million de centime pour un congélateur ».

Le quatrième critère est le plus important, car il s’agit selon Dr Djenouhat de son prix, « il faut aller vers l’offre la plus importante. Les moins chers sur le marché sont le vaccin britannique AstraZeneca et le chinois Sinopharm qui coûtent entre trois et quatre dollars » précisera-t-il. Il ajoutera à ce propos : « Pour acquérir un vaccin le plutôt possible, il faut prendre en considération la disponibilité des vaccins ».

De l’évolution de la pandémie de la Covid en Algérie, le professeur Djanouhat déclare que les experts en immunologie et épidémiologie s’attendaient à ce que celle-ci disparaisse, durant ou après l’été, ce qui n’a pas été le cas.

Il relève, toutefois, avec  satisfaction, qu’après la première et seconde phase, le nombre de lits occupés dans les hôpitaux avoisine les 30%, prévenant que le pays est toujours sous la menace d’une 3ème vague, et donc, souligne-t-il, que la vaccination reste incontournable » pour permettre un pourcentage de 70% d’immunité de collective des citoyens.

Afin d’inciter les Algériens à aller se faire vacciner, l’invité annonce que va être institué un passeport vaccinal, un document que ceux-ci devraient impérativement présenter pour pouvoir pénétrer dans certains espaces publics ou bien voyager par voie aérienne.

Interrogé de savoir si les mutations observées récemment sur coronavirus étaient à même de remettre en cause la fiabilité des vaccins déjà mis au point, cet immunologiste relève que les experts travaillant sur cette question devraient fournir une réponse « d’ici quelques jours ».

De l’éventualité de survenue d’une troisième vague du virus, il signale qu’elle pourrait se manifester à « n’importe quel moment », d’où la nécessité, indique-t-il, de ne pas relâcher les mesures préventives, appelant, en ce sens, les autorités à « rester fermes ».

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