Autreédito

Promesses avec lendemain

110 milliards de dinars octroyés aux zones d’ombre. Un financement qui augure d’une bonne nouvelle année. Puisque cette enveloppe va être mise à profit pour 2021 qui est à nos portes. L’annonce officielle faite ce dimanche depuis Tissemsilt par le conseiller auprès du président de la République, chargé des zones d’ombre, Ibrahim Merad,  venant conforter cet engagement ferme de réduire à néant toute pensée malsaine quant à des promesses sans lendemain que l’Algérie nouvelle ne veut plus dans son discours aujourd’hui. Et ce, après tant d’expériences électorales faites aux populations des quatre coins du pays quant à la prise en charge des doléances les moins prioritaires.  Mais là,  les mots ont été suivis d’effets et clôturent une année qui a connu une crise économique engendrée par une situation sanitaire sans précédent  à l’origine de l’arrêt de projets, de chantiers et de mis au chômage de centaines de travailleurs.

Les tournées du Premier ministre dans certaines de ces zones d’ombre ces dernières semaines apportent leur lot de solutions à des villages enclavés, des habitants isolés, des populations dans la précarité,  sans le minimum vital, des lieux dits sortis de l’anonymat pour réduire un tant soit peu de leur mauvaise conditions de vie, associée à l’absence d’infrastructures et d’institutions étatiques à même de résoudre des problèmes de tout ordre. Transport, éducation, santé, agriculture, électrification,  alimentation en eau potable, en gaz, culture et loisirs  de jeunesse etc. Des moyens qui viennent à manquer dans ces contrées lointaines, et que l’on ne peut trouver qu’aux chefs lieux des wilayas ou dans les grands centres urbains. De grands manques à gagner que les citoyens n’ont eu de cesse de clamer et de réclamer à tue tête, sans jamais se faire entendre, exception les jours de la drague électorale des candidats qui courtisent leurs voix et en oublient juste après les longs discours enflammés de promesses restées sur place, à défaut de les suivre dans leur cantonnement citadin et leur confort administratif et social. Ces mêmes populations de ces douars qui pendant plus d’une décennie ont été abandonnées à leur sort, dans l’insécurité totale, eux qui ont chèrement payé le tribut des attentats, des massacres et des assassinats qui ont ciblé ces populations isolées, vulnérables sans défense. D’où elles ne sont pas sortie indemnes car les séquelles et les blessures sont toujours là. A rappeler un passé pourtant à oublier mais sans lequel un présent ne peut se construire et un avenir s’espérer.

Une page de l’histoire est tournée, sortant la tête de l’eau pour non pas seulement émerger mais aller de l’avant. Et retour aux expériences passées qui font renouer avec les privations et l’absence de projets de développement. Aujourd’hui, des citoyens de plus d’un millier de zones d’ombres peuvent prétendre à un meilleur, pas à un mirage,  sans perdre pied en reprenant confiance. Et si ce sont les moyens qui manquent vraiment, il est une volonté non feinte d’y résorber. L’argent est là et bien là/ reste à en faire bon usage. La balle est dans le camp des commis de l’Etat censés concrétiser ces décisions. Car par un passé récent, il y a eu tellement de mauvaise expériences,  en entraves, en lenteurs bureaucratiques… Mais il est permis d’espérer.  2021 nous en dira plus !

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