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“Nous sommes le pays de la résistance et nous en payons les frais”

Ammar Belhimer

Dans un entretien accordé au quotidien francophone “El Moudjahid”, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a annoncé que “l’Algérie nouvelle, telle que déclinée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a bien évalué l’importance des enjeux à l’ère des guerres médiatiques, à visée néocolonialiste, et des cyber-attaques”.

Evoquant les campagnes médiatiques qui ont ciblé notre pays, le ministre de la Communication a  souligné que, “le chef de l’Etat fait de la communication l’un des axes favoris de la nouvelle République à travers la création d’un environnement favorable au renforcement du professionnalisme des médias et des journalistes”.

“Dans son programme, contenant 54 engagements essentiels, le président de la République accorde un intérêt particulier au secteur et aux professionnels des médias traditionnels et nouveaux. Ce programme met ainsi l’accent, notamment, sur la nécessité de respecter le droit à l’information et la liberté d’exercice, dans le respect des règles éthiques et de la déontologie de la profession” a-t-il révélé

Ajoutant dans le même contexte, que ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui. “Nous sommes le pays de la résistance et nous en payons les frais, en connaissance de cause”, a-t-il noté.

Il est clair que de par son rôle moteur dans l’accélération du processus de libération nationale et d’autodétermination, ainsi que son statut de leader régional, à potentiels économique et humain considérables, notre pays a depuis toujours refusé la soumission et le diktat d’où qu’ils viennent.

L’Algérie a toujours assumé ses positions politiques tant sur le plan régional qu’international. Des positions immuables contre toute forme de colonialisme et en faveur du droit des peuples de décider d’eux-mêmes, de la non-ingérence dans les affaires internes des pays, de l’encouragement du développement de la partie sud de la planète…

Mais la meilleure façon de répondre à ces attaques médiatiques, basées sur la rumeur et les contrevérités, c’est le travail et l’obligation de résultats. Et c’est ce que nous nous appliquons à faire.

C’est tout le sens du dispositif légal et pénal qui a été mis en place pour combattre le phénomène des fake-news et deep-fakes, ainsi que la diffamation, l’insulte et l’atteinte à la vie privée, que cela se produise dans la presse conventionnelle ou électronique. Ce cadre juridique concerne également les réseaux sociaux.

Répondant à une question sur la communication institutionnelle, Belhimer a déclaré à « El Moudjahid » que la stratégie de communication adoptée par l’Algérie tend, tout d’abord, à informer le citoyen sur les politiques publiques et les programmes de développement afin de l’impliquer dans la dynamique insufflée pour la relance socio-économique.

“Nous œuvrons aussi à renforcer la communication entre institutions pour parvenir à accorder davantage de coordination et de synergie au travail du gouvernement. La cohésion et la cohérence manquaient terriblement dans un passé très proche durant lequel un haut responsable faisait une déclaration le matin pour se voir contredire l’après-midi par un de ses collègues”.

Concernant la numérisation du secteur de la communication, Belhimer considère que “le numérique constitue la passerelle vers l’Algérie nouvelle”.

“Il faut rompre avec les anciennes pratiques vantant des slogans creux. Il faut désormais du concret. C’est pourquoi le gouvernement vient de décider l’acquisition d’un quatrième câble sous-marin en provenance d’Europe, pour augmenter le débit de l’Internet et sa généralisation en Algérie”, a-t-il souligné.

Le plan d’action du gouvernement vise également à encourager la création et la promotion de start-up activant dans le domaine des TIC et dans le monde du numérique et du digital.

 

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