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Salah Eddine Sahraoui : « Il est facile d’adapter le vaccin aux nouvelles souches »

Le docteur Salah Eddine Sahraoui président de la Société algérienne de biotechnologie et de la recherche médicale, a confié qu’il est facile d’adapter le vaccin aux nouvelles souches arguant qu’« un laboratoire américain a déclaré une adaptation au bout de six à huit semaines».

« La nouvelle souche du Covid-19, apparue récemment dans certains pays européens, n’impacterait pas la capacité vaccinale », assure M. Sahraoui. Ajoutant qu’on peut adapter facilement le vaccin aux nouvelles souches arguant qu’« un laboratoire américain a déclaré une adaptation au bout de six à huit semaines».

Intervenant, mercredi23 décembre, à la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Sahraoui, affirme  que « c’est une avancée majeure qui est censé nous rassurer, estime -il, précisant qu’« on a des capacités d’adaptation qui nous permettent de sortir d’autres versions de ce vaccin en s’adaptant à sa mutation jusqu’à sa disparition».

Evoquant les craintes formulées par certaines populations sur l’efficacité du vaccin, l’invité dit que « celles-ci sont justifiées ».

« On peut les comprendre, mais il y a un bon parcours scientifique qui a été parcouru par mes confrères qui a permis aujourd’hui à la mise sur le marché de ces vaccins », indique-t-il, ajoutant « nous devons absolument saisir cette opportunité qui est une arme supplémentaire et complémentaire dans la prise en charge du covid-19 ».

D’autre part, Dr Salah Eddine Sahraoui, estime que « l’arrivée du vaccin ne doit pas nous faire oublier les autres mesures de luttes contre la pandémie », allusion faite à « la prévention et les mesures barrières ».  « Se vacciner nous protège, théoriquement, contre le coronavirus mais nous ne sommes pas sûrs qu’on ne transmet pas la maladie », avertit-il.

Concernant le choix du vaccin que l’Algérie devrait acquérir prochainement, l’invité, rassure que « les vaccins ou le vaccin choisi(s) passeront par tous les filtres réglementaires qui sont nécessaires pour mettre à disposition le vaccin dans notre pays ».

En dernier lieu, l’invité rappelle que « l’enregistrement d’un médicament ou d’un vaccin prend du temps ». En revanche, précise-t-il, devant cette pandémie les agences ont mis en place des procédures accélérées. « C’est ce qui a été fait également en Algérie par l’Agence nationale du médicament par l’impulsion du ministère de l’Industrie pharmaceutique », conclut-il .

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