Sport

Mise au point de Belmadi

L’Afrique et les sélections européennes

Invaincue depuis 22 matchs et déjà qualifiée pour la CAN 2021, l’Algérie écrase tout sur son passage ces derniers mois. Pour le sélectionneur des Fennecs, Djamel Belmadi, la performance de son équipe n’est peut-être pas reconnue à sa juste valeur.

«L’Afrique, c’est vraiment très particulier et c’est vraiment un football sur lequel il faut se tourner vers l’efficacité. Parce qu’on a un contexte particulier, parce que les terrains, parce que les distances, parce que tout l’environnement est très difficile. J’aurais du mal à imaginer une bonne équipe européenne avoir le même rendement sur ce continent africain», a glissé le technicien sur les ondes de RMC.

«Par exemple, le dernier match qu’on a pu jouer, il y a moins de 48 heures (2-2 lundi au Zimbabwe, ndlr) c’est 15 heures de l’après-midi, terrain pourri, et plus de 30 degrés. C’est de suite très difficile donc je pense qu’il fallait changer l’état d’esprit, savoir vers où on évoluait et être plus pragmatique», a mis en avant Belmadi pour expliquer le succès de son équipe.

  • «Belaïli pouvait facilement jouer à Tottenham ou à l’Atlético Madrid»

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football, Djamel Belmadi, a estimé que l’ailier international Youcef Belaïli, mis à l’écart des Verts pour manque de compétition, pouvait prétendre à jouer au moins «à Tottenham ou à l’Atlético Madrid», se disant «fâché» par la gestion de la carrière du joueur.

«Le seul souci de Belaïli est la constance. Un talent de Youcef ajouté au professionnalisme d’Aïssa Mandi auraient permis au joueur d’évoluer au moins à Tottenham ou à l’Atlético Madrid. Je suis sûr de ce que je dis. Il a tellement de talent.

J’aurais voulu qu’il soit plus constant, avoir un bon environnement autour de lui, qu’il comprenne qu’une carrière n’est qu’une seule fois, puis tout est terminé, qu’il ne faut pas avoir de regrets à la fin de sa carrière. C’est ça ce qui fait un peu mal», a indiqué Belmadi vendredi sur les ondes de la Radio nationale.

Entré en conflit avec son club saoudien du Ahly Djeddah, Belaïli (28 ans) a fini par résilier son contrat, lui qui n’a plus joué depuis plusieurs mois.

Il vient de trouver un point de chute en rejoignant le Qatar SC, pour un contrat de deux saisons.

«Je l’avais relancé pour le bien de tout le monde, car je connais ses qualités. Il s’est formidablement bien relancé en réalisant une belle CAN-2019, il a été performant. Mais il a fini par retomber dans ses travers, ça me fait doublement mal et ça me fâche pour mon pays, pour le groupe. J’ai toujours du mal à le digérer. C’est un gentil garçon, je l’aime beaucoup, j’ai de l’affection pour lui. Il est capable de hisser son niveau d’implication quand il le veut», a-t-il ajouté.

Avant de conclure : «C’est un joueur qui a son importance dans le groupe, il le sait, ça ne tient qu’à lui de se remettre sérieusement au travail et d’être performant. Ce qui m’intéresse désormais, c’est ce qu’il va faire maintenant, pour voir s’il peut revenir ou non en sélection. Belaïli doit comprendre d’une manière définitive qu’il faut arrêter d’être dans des hauts et des bas qui empêchent sa progression et sa constance dans le haut niveau».

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