Autreédito

Ménagement !

A l’époque bénie des voyages touristiques dans le Sud, il n’en reste que des mirages. La crise sanitaire due au coronavirus est passée par là. Une saison hypothéquée eu égard à l’annulation depuis des mois des vols aériens, des voyages organisés et des déplacements automobiles restreints. Déjà que le tourisme dans le Sud, même revenu à la mode, découvert récemment par les nationaux, est peu reluisant même au meilleur de sa saison. Alors les agenciers du Grand Sud ont fini désormais par prendre leur mal en patience et ça serait véritablement un miracle que de rattraper le temps perdu depuis la léthargie forcée dans laquelle s’enlisent bien malgré eux les opérateurs touristiques. Il est  parfois certes des initiatives privées,  mais elles se font bien aléatoires malgré la demande qui se manifeste arguant que depuis la survenue de la pandémie, un dépaysement au Sahara serait thérapeutique à plus d’un point.

Un retournement de situation pour le secteur longtemps boudé par les Algériens mais venu au mauvais moment, car le répondant ne peut se faire au vu des restrictions du confinement revenu de plus belle. Un manque à gagner pour le tourisme national qui aurait été le bienvenu n’était cette Covid-19 qui s’étale aujourd’hui à 32 wilayas où les contaminations atteignent des chiffres alarmants.

Les agences de voyages qui passent commande auprès de leurs partenaires dans le Sud, sur les plateaux du Hoggar, du Tassili N’ajjers, ne serait-ce que pour le Grand Sud, idem pour les autres régions du Sahara, voient leurs activités s’amenuiser de jour en jour. Et en ces temps incertains, c’est vraiment se battre contre des moulins à vent, à vouloir réactiver le secteur qui en pâtit le plus. Plus de spots publicitaires, plus de promotions, plus de destinations, rien ne filtre à l’horizon. Dans le Sud, les propriétaires des agences sont rares à accueillir des clients en connaissances pour des escapades privatives. D’autres ont fermé boutique en attendant des jours meilleurs.

Les gens du Nord peuvent ranger un moment encore leur dépaysement exotique ou leurs rêves de découvrir les contrées lointaines de notre pays continent que les étrangers habitués de la maison Grand Sud, ont depuis longtemps découvert, aimé et fidélisé. Alors pour parer à ce vide, sur la toile apparaissent, de temps à autre, des invitations au voyage émanant de groupes privés pour des nuitées ou des week-end  organisés avec des prix étudiés, un nombre restreints de voyageurs et le respect des mesures barrières.

Une belle compensation qui a fait venir par leurs propres moyens des citoyens en mal d’évasion dans ces refuges montagneux de Kabylie où les produits du terroir, des randonnées et des facettes de la culture locales servent de perches pour émerger de l’environnement Covid dans lequel nous sommes plongés depuis mars dernier. Et à l’heure où se dessinent les fêtes de fin d’année, les fêtards ne sont pas prêts de faire le grand saut dans l’année nouvelle, avec constamment cette hantise de se faire contaminer. Qui veut voyager loin,  ménage sa monture, préconise-t-on…

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