Culture

La citadelle d’Alger rouvre demain

Patrimoine

Chose promise, chose due. demain rouvrira au public la citadelle d’Alger qui trône sur les hauteurs de La Casbah. Une belle perspective historique qui s’offre aux curieux, qui viendront découvrir ce monument de la fin du XVIIIe  siècle qui a servi de siège politique à la régence d’Alger à la fin du règne ottoman. Un patrimoine qui invite dans le dédale de ses espaces restaurés à un retour dans le passé que le présent remet en mémoire.

Pour rappel justement, il faut savoir que les travaux de construction de la citadelle ont été entamés au XVIe siècle par les frères Barberousse est devenue le siège du pouvoir politique en 1816. Le site comprend le palais du Dey, le palais des Beys, une mosquée pour le Dey et une autre pour les janissaires, des bains, des jardins en plus de structures militaires et fortifications. D’autre part, au volet histoire toujours, la citadelle a été bâtie en 1516 par les frères Barberousse, anciennement une caserne de janissaires, munie de deux canons, avant de devenir, à partir de 1816, le siège du Dey Ali Khoja puis du Dey Hussein qui l’a transformée, à son tour, en centre de gouvernance politique, économique et financière de toute l’Algérie.

Une réouverture prometteuse donc que l’organisateur en l’occurrence l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels (Ogebc), accompagnée d’une exposition  des métiers de restauration qui ont contribué à la réhabilitation de ce lieu connu aussi sous le nom de Dar Essoltane ou le palais du sultan. La visite guidée commence par le quartier des janissaires, à travers son bain et  le bastion 5. Journellement ce parcours est proposé de 9 à 17 heures, contre un ticket à 500 DA pour les adultes, alors qu’il est de 250 DA pour les 10/18 ans. Les enfants de moins de 10 ans, eux, peuvent y accéder gratuitement. Ce monument a déjà fait l’objet d’opérations de restauration qui n’ont pas abouti. D’autres interventions ont été entamées par la suite qui ont consisté en des travaux menés dès 2005 sur neuf  bâtisses suivis d’autres mis sur chantiers en 2011.

Les réfections étaient en 2019, à 60% d’avancement.  Un état des lieux a déjà vu des visiteurs profiter des différents sites offerts à la découverte et ce, à l’occasion du mois du patrimoine célébré cette année, comme tous les ans du 18 avril au 18 mai.  En cette occasion, différents sites de cet espace patrimonial sont ouverts à la visite. Dont un large aperçu a été donné sur l’histoire de ce monument dont le génie architectural témoigne du savoir faire ottoman, dans les systèmes d’aération, d’irrigation et de distribution de l’eau, les forteresses dotées de canons, les jardins de détente, le tout avec le respect des règles antisismiques déjà en œuvre à l’époque. Il est aussi mis en exergue lors de cette visite découverte, sur les faits historiques que renferme cet édifice, à l’image du coup de l’éventail qu’a vécu le palais du Dey.

Ce dernier dont une fiche technique a été présenté  pour expliciter les diverses parties de ce palais composé de diwan (salles de réunion) Beit el mal (la trésorerie) le harem et autres… Un site qui n’a pas échappé néanmoins à des actes de saccage et de démolition, de pillage de trésors et pièces d’art que renferme ce bâtiment,  commis par le colonisateur français, dans les premières années de l’occupation, dans toute la Casbah, dans une tentative d’efface toute trace ottomane en Algérie. Par ailleurs, il faut savoir que d’autres entraves administratives avaient retardé les travaux de réaménagement de la citadelle,  notamment en 2016, dû à “la rareté des matériaux traditionnels de restauration et à l’absence d’études et de recherches archéologiques et historiques”. Et c’est l’Ogebc, qui opère actuellement en tant que consultant technique,  qui avait en charge la supervision du projet de restauration de la citadelle  avant son transfert, de même que celui de La Casbah, aux services de la wilaya d’Alger, représentés par la direction des équipements publics (DEP).

 

 

Tags

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer