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« Nous avons atteint un stade qui préfigure une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 »

Dr Mohamed Yousfi :

Le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik, le Dr Mohamed Yousfi, a qualifié la situation sanitaire du pays de « préoccupante » en raison de la propagation croissante de l’épidémie de Coronavirus, appelant à « l’application des directives ministérielles afin de mieux soigner les patients atteints par cette épidémie ».

Le Dr Yousfi, qui est également président du Syndicat national des médecins généralistes, a déclaré jeudi, lors de son passage à l’émission « l’invité de la matinée » de la Chaine 1 de la radio nationale, que « la situation sanitaire en Algérie est préoccupante car après de grands sacrifices consentis par les professionnels de la santé pendant neuf mois, notamment à Blida, nous avons pu obtenir un résultat satisfaisant. Mais nous constatons que ces grands sacrifices ont été vains en raison des actions de certains citoyens et de leur conviction que l’épidémie n’existe pas ou que nous y avons mis fin et nous avons atteint un stade qui annonce une deuxième vague de l’épidémie de Coronavirus ».

Selon lui, « le comportement de certains citoyens et l’absence de contrôle de la part des autorités publiques est la raison de la recrudescence des cas de contaminations à la Covid-19 que nous aurions pu contrôler », notant que « le but de tout système de santé dans le monde n’est pas d’arrêter l’épidémie parce que c’est impossible, mais d’essayer d’en réduire la gravité et de surmonter cette étape avec le moins de pertes, ce qui a été le cas en Algérie pendant la période entre mars et août ».

Par ailleurs, le Dr Mohamed Yousfi estime « qu’il y a équité dans la répartition de la charge sur les hôpitaux », notant que « certains hôpitaux connaissent une surpopulation, comme ce fut le cas l’été dernier ».

Il a également expliqué que « Blida, qui fut la première wilaya touchée par l’épidémie, semble avoir un nombre plus important de patients par rapport au nombre de sa population (un million et 200 mille) comparativement à d’autres wilayas, comme Alger (plus de 5 millions).

« Ces (Blida) hôpitaux sont surchargés et nous transférons certains patients vers d’autres hôpitaux », a-t-il assuré.

Le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Boufarik, a aussi appelé à un retour à l’application des instructions précédentes du ministère afin que la situation sanitaire soit sous contrôle, «d’autant plus que nous avons de nombreuses capacités mettre un terme à cette épidémie».

Et d’ajouter: «Afin d’éviter que la situation ne s’aggrave, nous devons mettre en œuvre les instructions ministérielles précédentes qui ordonnaient, au début de la propagation de l’épidémie en mars dernier, d’attribuer tous les départements de tous les hôpitaux aux patients atteints du Covid 19 tout en ne maintenant que le service des urgences médicales ». « Malheureusement cette instruction n’a pas été appliquée dans de nombreux hôpitaux, en particulier les hôpitaux universitaires parce qu’il est illogique qu’une wilaya  comme la capitale, avec ses nombreux hôpitaux universitaires, transfère certains patients atteints du covid-19 vers la wilaya de Blida, qui ne compte qu’un hôpital universitaire et quatre autres établissements hospitaliers », a-t-il martelé.

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