Autreédito

L’inestimable force de la jeunesse

Les jeunes, encore eux, accaparent la scène politique. Les décideurs leur consacrent du temps, de l’argent et de l’intérêt. Comme pour se rattraper de la négligence dont ils ont été victimes. Que cela soit dans l’emploi, le plus crucial des facteurs qui ont poussé cette jeunesse en mal de poste de travail à aller prospecter sous d’autres cieux ;  dans les perspectives d’avenir à travers ce qu’ils entendent faire de leur présent, de leur prospective, de leur avenir et dans le domaine des études, de la recherche, de la création, des ambitions dévolues à leur génération.

C’est dans ce sens que les plus hautes autorités de l’Etat en mis en branle la machine d’aide à cette frange de la population, dont 70% a moins de 30 ans. Un pays riche de sa jeunesse, des potentialités qu’elle recèle en  main d’oeuvre, en matière grise, en force de bras, en atouts considérés ailleurs comme un maillon solide dans la vie d’une nation. Des expériences ont été menées avec ces jeunes et ce ne sont pas les efforts qui ont véritablement manqué pour satisfaire une demande juvénile pourtant facile à satisfaire. Pour leur donner les moyens de leur prise en charge, de mettre les jalons à une responsabilité qu’ils sont prêts à assumer, de les accompagner dans leurs projets et leur objectif de monter leur propre entreprise, devant le rétrécissement du marché de l’emploi ou plutôt les difficultés de le pénétrer. Un leitmotiv souvent mis à rude épreuve, loin d’être effectif sur le terrain.

L’Ansej, qui a été une opération pilote, n’a pas donné les résultats escomptés ; la bureaucratie étant passée par là, les jeunes porteurs de projets d’ouverture de petites entreprises se sont heurtés à une omerta à la peau dure. Des demandes restées lettre morte, qui, quand elles sont entendues, ne sont pas suivies d’effets ou engagées sur le front de combat pour mener à terme leur projets. Ceux qui ont pu assurer le montage de leur entreprise ont dans des cas exceptionnels réussi à engranger les frais que cela a exigés, ils ont même participé à assurer des emplois. Des modèles qui n’en ont pas eu pour autant la vie facile.

Des coriaces qui ont pu dépasser tous les obstacles mis sur leur route. Des épreuves dues aux lenteurs bureaucratiques, à l’inertie de l’administration, aux passe-droits, à la corruption qui gangrène les institutions publiques, censées alléger l’Etat dans toutes ses démarches surtout ses engagement envers ces jeunes aux rêves de réussite dans leur pays.

Un état providence qui a également décidé de surseoir aux remboursements de ces jeunes qui ont échoué bien malgré eux dans leur entreprise. Alors en ces moments de volonté politique réelle de venir en aide à cette jeunesse en attente de renouveau, dans une Algérie qu’ils ont criée haut et fort, parce qu’ils la portent dans leur cœur à part entière, il a été décidé impérativement par le président de la République de leur octroyer de nouveau des chances de réussir, en les intégrant dans la relance et l’épanouissement de la vie économique du pays.

Un fonds d’aide pour le financement des start-up a été mis en place spécifiquement dans ce sens. Il a été mis à contribution cinq banques publiques pour venir en appoint à ce grand projet dans lequel tous les espoirs sont misés. Les jeunes en sont ravis et croient en ces moyens d’accompagnement qui leur sont destinés. La machine est enclenchée !

Saliha Aouès                 

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