Société-santé

Hui façons de grossir… et 8 solutions minceur

Un changement dans sa vie, une période de déprime ou de grande fatigue : pour perdre les kilos accumulés il faut comprendre leur origine et revoir ses habitudes en douceur. Les conseils du Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste, pour “faire sauter les verrous qui vous empêchent de maigrir”.

70% c’est le pourcentage de femmes qui souhaitent perdre du poids. Parmi elles, 30% ont déjà suivi au moins 5 régimes… et ont repris les kilos perdus. “Pour maigrir, il faut manger suffisamment”. Car si notre corps n’a pas son compte de calories et de nutriments, il se met en mode “économies d’énergie”, ce qui freine la perte de poids.

Mais alors, peut-on manger n’importe quoi, n’importe quand ? Pas exactement. A partir de quelques règles de base, le médecin invite chacune d’entre nous à élaborer sa propre stratégie minceur.

  • J’ai besoin d’une pause chocolat

L’attrait pour les aliments gras et sucrés est inné, cela remonte au temps où les famines étaient courantes. Avec ses composés bons pour le moral (magnésium, théobromine) et une bouffée d’endorphines qui procurent une sensation de bien-être, le chocolat est vraiment un grand séducteur.

En pratique : On ne se l’interdit pas, ce qui le rendrait encore plus attirant, et on s’autorise même à en manger tous les jours si c’est important pour nous (en réduisant le sucre sur les autres repas). “30 g de chocolat par jour, c’est une quantité suffisante pour apporter satisfaction et court-circuiter les pulsions”, conseille le Dr Patrick Serog.

Pour celles qui ont du mal à s’arrêter une fois la tablette entamée : “Avancez la consommation de chocolat dans la journée, par exemple le matin, pour que la satisfaction arrive plus tôt au cerveau.”

  • J’ai arrêté de fumer

La nicotine augmente le métabolisme de base, autrement dit les dépenses énergétiques. À l’arrêt du tabac, si on ne change pas son alimentation, on se retrouve donc avec un bilan calorique plus élevé. De plus, on a tendance à compenser la fonction “orale” de la cigarette (geste qui rassure, déstresse… ) par la nourriture.

En pratique : il faut veiller à faire 3 repas équilibrés par jour pour éviter le grignotage. Au besoin, on ajoute 1 ou 2 collations en réduisant d’autant l’apport énergétique des autres repas. On prévoit des collations “saines” (yaourt, fruit, amandes) pour éviter les tentations. On se met au sport ou on essaye de marcher davantage.

  • Je n’aime pas les légumes

Peu caloriques, les légumes contiennent des fibres qui favorisent la satiété et fournissent une multitude de vitamines et minéraux, ce qui évite les carences et les fringales qui en découlent. Ceux qui disent ne pas aimer les légumes sont souvent ceux qui, enfants, n’en n’ont pas mangé beaucoup. Mais il n’est jamais trop tard !

En pratique : on choisit les légumes qu’on aime et on les met plus souvent au menu. “il est très rare de n’aimer aucun légume” . Et une fois par semaine, on se challenge en essayant une nouvelle recette pour découvrir de nouveaux légumes. “Comme les enfants, il faut goûter et regoûter au moins dix fois avant de dire qu’on n’aime pas”, explique Camille Petit, diététicienne. “On n’hésite pas à “cacher” des légumes dans des soupes, des gratins, des poêlées relevées d’épices et d’aromates. Le palais finit par s’habituer et aimer”.

  • Je n’aime pas cuisiner

Si nos parents ne nous ont pas transmis un minimum de savoir-faire culinaire, il est très difficile de se lancer. Cuisiner semble compliqué et une perte de temps. Le risque : se tourner vers les plats cuisinés, riches en mauvaises graisses, sel, additifs…

En pratique : on trouve maintenant toutes sortes de légumes nature, pelés et découpés, frais ou surgelés, pratiques pour préparer des salades, des soupes ou poêlées minute. L’important étant de garder la main sur l’assaisonnement. Les poissons en boîte “au naturel” et les rôtis qui cuisent (tout seuls) au four sont aussi bien pratiques. Et pourquoi ne pas s’offrir un livre de recettes hypersimples à base de trois ingrédients maximum : il suffit souvent d’essayer pour y prendre goût !

  • Je suis dépressive et je grossis

L’anxiété, l’ennui, la tristesse… sont autant d’états psychologiques qui favorisent les prises alimentaires. L’aliment est comme un “doudou” qui vient rassurer, faire baisser la tension, soulager. Mais cet apaisement ne dure pas et, surtout, ne règle pas le problème de fond.

En pratique : “Lorsqu’on est dépressif, il faut d’abord commencer par se faire soigner, sinon toute tentative de stratégie minceur est vouée à l’échec” , souligne le médecin. Ensuite, manger lentement, être à l’écoute de son corps, retrouver les sensations de faim et de satiété sont les clés pour commencer à reprendre en main son alimentation.

  • Je mange beaucoup le soir

Manque de temps ou d’appétit au réveil, et on zappe tout ou partie du petit déjeuner ; travail intense dans la journée, et on néglige le déjeuner : si bien qu’à la fin de la journée, affamée, on mange trop et mal. “Si le dîner est trop copieux, comme on dépense moins d’énergie la nuit, il y a un risque de stockage”.

En pratique : on s’efforce de consacrer un minimum de temps aux deux autres repas de la journée. Si on part de la maison le ventre vide, on emporte une collation et on prend quelques minutes de pause dans la matinée pour la consommer tranquillement. De même, à midi, on prend au moins 20 minutes pour manger un sandwich avec du pain complet ou une salade avec des féculents (pâtes, riz, lentilles… ), plus un fruit au même moment ou un peu plus tard.

  • Je sors souvent les soirs et les week-ends

“L’alcool n’apporte que des calories vides. Une pina colada, c’est l’équivalent d’un Big Mac ! Un verre de vin, c’est 80 calories, autant qu’une pomme, sauf que le fruit, lui, apporte des fibres, des vitamines, des minéraux…”

En pratique : on limite au maximum l’alcool et on rééquilibre l’alimentation aux repas suivants. “Ne pas dépasser 7 verres hebdomadaires pour une femme. Cela peut être 1 verre par jour ou le tout concentré sur le week-end” , recommande le médecin. “Notre corps est capable de gérer les excès, sans kilos supplémentaires, s’ils sont occasionnels et qu’on revient ensuite à de bonnes habitudes”, rassure la diététicienne.

  • J’adore le fromage

les tentations sont grandes. Une part raisonnable de fromage (30 g), c’est déjà 110 calories et 9 g de graisses saturées en moyenne, sans parler du sel et du cholestérol. Donc gare aux abus !

En pratique : “si on parvient à se contrôler, on peut en prendre 30 g par jour à n’importe quel repas. Si on a du mal à s’arrêter devant un plateau de fromages, mieux vaut se limiter à 2 ou 3 fois par semaine, mais alors en plus grande quantité” . On veille dans tous les cas à ne pas cumuler au même repas les sources de graisses saturées : charcuterie, crème, beurre, viandes rouges…

 

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