Culture

Pleins feux sur le potentiel culturel de l’Ahaggar

Multiples projets ambitieux

La valorisation économique du patrimoine culturel a été, en fin de semaine écoulée, au centre d’une rencontre entre la ministre de la Culture et les acteurs culturels qui activent à Tamanrasset. Le prétexte ? L’atelier organisé dans la capitale de l’Ahgaggar sous l’intitulé : “L’intégration du patrimoine culturel du parc culturel de l’Ahaggar dans le développement du tourisme saharien”.    

Un patrimoine local et à la fois national qui gagnerait à être mieux pris en charge avec l’apport de la société civile, invitée à mettre la main à la pâte, pour impulser à la culture une nouvelle dynamique et en tirer profit par là même.

Une impulsion qui travaillerait pour l’action culturelle pérenne afin qu’elle serve les générations actuelles et à venir, comme le préconise la représentante du gouvernement, qui s’attelle à encourager la promotion de cette richesse patrimoniale à travers son entretien et sa préservation.

Une œuvre utile en direction de la région  qui gagnerait économiquement par le truchement dit culturel dans toutes ses expressions. Et ce ne sont pas les atouts qui manquent à cette belle grande ville du Grand sud du pays. Qui pourrait exploiter à bon escient ses potentialités touristiques d’où il ne peut soustraire ses possibilités culturelles.

Puisque l’art y est une réalité effective que les pouvoirs publics veulent exploiter à travers l’élément humain à même de faire montre de ce volet patrimonial qui recèle bien des facettes. Aussi a-t-on en ligne de mire les jeunes et les femmes dans cette perspective de l’emploi,  en leur offrant  cette ouverture de montage de micro-entreprises en associant à leur projet économique des institutions et des secteurs  dans le domaine de leur prédilection. Il est même question d’organiser des cycles de formation en faveur du jeune et de la femme rurale, qui aideront ainsi à prendre en charge le bâti traditionnel et l’artisanat de la région.

De plus, il est même repenser à réhabiliter des manifestations culturelles disparues à l’image des festivals Tin Hinan et Tafsit. Tafsit n’tamaghacht qui avait lieu vers la fins de années 80 à la mi 90. Aux côtés de la fête du dromadaire.

Des événements tant culturels qu’économiques  qui drainaient du monde. A l’image de l’Asihar qui était proprement économique non sans être accompagné d’un cachet culturel et touristqiue, arrêté des années durant pour revenir timidement ces dernières années.  

Au cours desquels des tours opérateurs organisaient des éductours profitant de ces rencontres pour mieux valoriser le côté patrimonial attractif de Tamanrasset.  

Relance et projets

Et à la faveur de la journée mondiale du tourisme célébrée chaque année le 27 septembre, qui sera marquée cette année sous le signe du « Tourisme et développement rural », il est réfléchi à cette projection d’ouvrir de nouveau circuits culturels afin de permettre la relance des pistes touristiques.

Le tourisme sur lequel est porté un intérêt particulier de la part du gouvernement relance le dossier de classement d’espaces que recèle encore le parc culturel de l’Ahaggar, pour les faire protéger dans le cadre du patrimoine universel.

Les travaux, qui sont en cours et qui utilisent comme support les technologies de cartographie aérienne, ont été lancés avec le concours de l’Agence spatiale algérienne (Asal), annonce faite par la ministre de la Culture. Cette dernière a mis à profit sa visite à Tamanrasset pour honorer une pléiade d’artistes et de joueurs de l’instrument de musique traditionnel “Imzad”, issus des régions de l’Ahaggar et du Tidikelt, dont la célèbre Badi Lalla, la joueuses Almine Khoulène, l’artiste Salah Degdouga et le poète Mohamed Adjla.

La même responsable a, par ailleurs, présidé une cérémonie de remise d’équipements techniques  à l’association de développement du tourisme saharien “Atakor”, afin de mettre en œuvre les programmes du tourisme culturel au niveau du parc de l’Ahaggar, avant d’aller à la rencontre des associations locales et de s’enquérir de leurs préoccupations, notamment celles inhérentes à la disponibilité des espaces professionnels pour les activités culturelles et artistiques. Comme il a été réclamé la levée du gel sur le projet de théâtre régional.

Une rencontre qui a levé le voile sur certains points noirs qui sont à même de valoriser véritablement le potentiel culturel et qui a été suivie de la volonté de la tutelle de prendre en charge toutes ces doléances afin de venir au secours de ce secteur stratégique autrement économique.

S. Aouès

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