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Attar: “l’alliance Opep- non-Opep est encore nécessaire et doit absolument se poursuivre”

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés non-Opep doivent “absolument” poursuivre leur coopération afin de maintenir la stabilité du marché pétrolier qui devrait souffrir d’un retour plus lent que prévu, des prix à leur niveau de 2019, a préconisé le ministre de l’énergie, Abdelmadjid Attar.

“L’accord Opep+ mis en œuvre le 1er mai 2020, et son respect globalement, notamment par les plus gros producteurs que sont l’Arabie saoudite et la Russie, a permis aux prix de remonter autour de 40 dollars le baril pour le moment. Selon lui, sans cette alliance Opep-non-Opep, “nous aurions eu affaire à un marché très instable et probablement en dessous du niveau actuel”, a indiqué M. Attar dans une interview accordée au quotidien francophone “Liberté”, publiée dimanche.

Interrogé sur la capacité de l’Algérie à préserver ses équilibres financiers avec ce niveau de prix, M. Attar a souligné que le pays “peut et doit” survivre avec un baril à 60 dollars ou moins.

Evoquant la nécessité de relancer la production déclinante d’hydrocarbures en Algérie, M. Attar a reconnu que “les plus grands gisements ont été malmenés depuis deux décennies par un soutirage accéléré, mais hélas non accompagné de mesures de conservation et de rénovation des techniques d’exploitation”.

Cette situation est due essentiellement au “retard dans la rénovation des techniques d’exploitation et à l’absence d’initiatives en matière d’amélioration des taux de récupération, d’une part, et de développement avec mise en production rapide des nouveaux gisements découverts même s’ils sont de petite taille, d’autre part”.

Il s’agit de manque d’initiatives en matière de suivi de l’état des puits en production et d’insuffisance du renouvellement des réserves: “Ce sont deux chantiers importants que nous sommes décidés plus que jamais à faire avancer dans les meilleurs délais”, insiste-t-il.

Dans ce cadre, le ministre a mis en exergue l’importance de promulguer les 43 décrets d’application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, pour permettre le lancement d’une large campagne de promotion du partenariat aussi bien en amont qu’en aval.

Pour ce faire, le ministère a mobilisé pas moins de 70 cadres de haut niveau, organisés au sein de 7 groupes de travail et un comité de pilotage, et qui ont pu préparer jusqu’à maintenant 25 décrets exécutifs alors que le reste devrait être finalisé avant la fin de l’année 2020, rappelle le ministre.

Concernant les instructions du président de la République relatives à la réduction des dépenses de Sonatrach, M. Attar a rassuré qu’elles n’auront pas d’impact sur les capacités d’investissement et d’exploration pétrolière et gazière de la compagnie.

Le ministre a préconisé, dans le même ordre d’idées, “de différer légèrement et à court terme les investissements qui n’ont aucun impact immédiat sur les capacités de production ou de valorisation, de privilégier le partenariat en matière d’exploration et de grands projets structurants pour alléger le poids en matière d’investissement sur Sonatrach et de réorganiser et centrer les activités de Sonatrach sur ses métiers de base, avec des règles d’éthiques universelles”.

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