Société-santé

Ce médicament russe réduit de 80% la mortalité due au Covid

À base de poumons de bœuf,

Le surfactant-BL, médicament russe créé pour traiter de graves troubles pulmonaires, a également fait ses preuves contre le Covid-19. Des malades ont constaté une amélioration aussitôt après les premières inhalations, selon les témoignages de médecins de différentes villes russes.

Le médicament russe surfactant-BL a prouvé son efficacité dans la lutte contre le coronavirus. Initialement créé pour traiter des cas graves de maladies pulmonaires, il a permis de diminuer de 80% la mortalité due au Covid-19, rapporte le journal Izvestias.

Parmi les malades atteints du coronavirus, 5% des cas sont graves, dont près de 80% meurent. L’utilisation du surfactant russe a permis de réduire la mortalité de 80% à 14,3%, indique le journal.

Le surfactant est un liquide qui recouvre les alvéoles pulmonaires de l’intérieur.

 BL, «beef lung», signifie qu’il est créé à base de poumons de bœuf.

*Traitement par inhalation

Les malades ont inhalé le surfactant-BL deux fois par jour pendant une période de deux à cinq jours. Un processus d’inhalation durait 30 minutes. Les patients ont constaté une amélioration dès la première action, selon le quotidien.

Un médecin explique en combien de temps les poumons d’un homme affecté par le Covid-19 peuvent se régénérer

Le médicament est actuellement utilisé dans le cadre d’études sur son efficacité. Le ministère de la Santé envisage de le recommander pour le traitement du Covid-19 une fois les études terminées.

*Conçu pour des bébés prématurés

Il y a dans le monde une dizaine de variétés de surfactant. Toutes, la version russe comprise, ont été créées pour les bébés prématurés qui ont souvent des difficultés à respirer après la naissance. Cependant, seul le surfactant russe est autorisé pour une utilisation par les adultes. Des médecins et des chercheurs l’ont utilisé avec succès pour traiter d’autres troubles pulmonaires. Ainsi, le surfactant-BL a déjà fait ses preuves dans le traitement de la grippe porcine, souligne le journal.

«Des collègues étrangers vont dans la même direction que nous. Mais nous les devançons légèrement», confie au journal Sergueï Avdeev, pneumologue en chef du ministère russe de la Santé.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer