Culture

Un fonds Transsaharien indépendant de financement de la culture en Algérie

Initié par un groupe d’activistes culturels

Initié par un groupe d’activistes culturels, Le Fonds Transsaharien mettra fin à la dépendance des artistes algériens aux financements étatiques injustement distribuées et libérera le secteur culturel et artistique de la mainmise financière des instances dirigeantes. Dans un premier temps, ce fond prendra en charge les déplacements des artistes algériens dans les différentes manifestations et festivals culturels et artistiques.

Le Fonds Transsaharien, comme son nom l’indique, vise à promouvoir l’action culturelle et alimenter ses échanges en assurant un soutien matériel et financier aux artistes, «L’idée de créer un fonds indépendant au service des artistes algériens date de plusieurs années. Elle avait fédéré autour d’elle plusieurs acteurs culturels engagés pour le développement des arts et de la culture en Algérie.

L’idée est de réduire la dépendance des artistes aux financements publics, qui sont, dans un contexte autoritaire comme en Algérie, forcément », a déclaré Ammar Kessab au quotidien Le Soir d’Algérie avant de souligner, «Pour être réalistes et efficaces, nous avons choisi de commencer par créer un fonds de mobilité artistique, qui est plus facile à monter et à gérer qu’un fonds d’aide à la création par exemple. Il permettra aux artistes algériens et résidents en Algérie de bénéficier de bourses de mobilité à travers l’Afrique. »

Précisant les enjeux de ce fonds tant attendu en Algérie, Ammar Kessab a également expliqué, « Il s’agit, plus concrètement, de financer leurs voyages pour participer à un évènement artistique dans un autre pays.

L’objectif du fonds est triple : répondre à un besoin réel des artistes en Algérie qui sont souvent invités à présenter leurs œuvres dans d’autres pays africains sans qu’ils puissent le faire faute de moyens financiers pour le transport, diffuser la création artistique algérienne à travers le continent en vue de rapprocher culturellement l’Algérie des autres pays de la région et de l’Afrique subsaharienne, et enfin expérimenter, pour la première fois en Algérie, un fonds indépendant dont les financements ne dépendent pas de l’État.»

R C

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