Régional

Un projet de réalisation d’un port de pêche et de plaisance annulé, sans explication

 Oran / Aïn El Türck:

Un ancien projet de réalisation d’un port de pêche et de plaisance a été tout simplement annulé, sans explication aucune, alors qu’il était budgétisé. Qui en a décidé ainsi ? Mystère et boule de gomme. Pourtant, ce projet, à lui seul, aurait entièrement absorbé le chômage dans les communes d’Aïn El Türck, Bousfer El Ançor et même d’Oran, tout en redonnant une dynamique économique et touristique sans pareil pour la région.

Il n’est pas nécessaire d’être un nostalgique pour ressentir l’amertume et l’écœurement pour ce qu’est devenue, aujourd’hui, la station balnéaire de la « Madrague », un site unique par sa magnificence, relevant de la commune d’Aïn El Türck, mais livré depuis toujours à des prédateurs après avoir connu une période funeste, celle des centres de recasement, intentionnellement créés par des élus locaux en quête de voies électorales et où, se côtoyaient les vices les plus pervers de la planète.

Certes, les centres de recasement ont depuis, disparu du décor après avoir livré leur génération, mais le paysage global de la Madrague ne s’est pas départi de son visage de désolation et de laideur que souligne avec traits foncés, cette cohue d’habitations illicites et difformes, réalisées pêle-mêle, certainement de nuit, à l’abri des regards.

Aux anciennes cabanes de pêcheurs, sont venues se greffer des masures, furtivement exécutées pour constituer un ensemble urbain hétéroclite et hideux, enfonçant davantage cette belle station balnéaire dans sa mansuétude et son isolement.

La madrague a toujours été au centre de la convoitise de prédateurs et de marginaux en tout genre. Moult opérations de démolitions ont été opérées par le passé sur ce site, mais il se trouve à chaque fois de nouveaux arrivants.

Il faut dire que la « Madrague », s’est faite pendant longtemps une réputation malsaine où seuls les asociaux y avaient leurs places. Une situation qui n’était pas gênante pour les anciens élus locaux d’Aïn El Türck qui ont eu à gérer la période des centres de recasement, pour ce qu’ils en tiraient comme avantage notamment à l’approche des élections locales et même un certain sens du plaisir. Aujourd’hui, les lieux font triste mine mais continuent d’attirer les vautours et les prédateurs.

Là, la station qu’habitent quelques dizaines d’habitants, est laissée à l’abandon, sans perspective d’investissement, alors qu’un simple claquement des doigts suffirait à attirer des investisseurs solides mais honnêtes et non pas des charlatans qui ont ruiné le foncier urbanisable et agricole de la région ainsi que les banques en proposant des projets farfelus et insensés et provoqué l’appauvrissement de milliers de jeunes.

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