Régional

Lac Oum Ghellaz, l’autorisation de la pêche sportive pour combattre la surpopulation

Oran :

Plusieurs solutions sont en cours d’étude pour enrayer le phénomène de la mort massive des poissons au niveau du lac d’Oum Ghellaz, près de Oued Tlélat (Oran), dont l’autorisation de la pêche sportive pour combattre la surpopulation conduisant à la baisse du niveau de l’oxygène, a-t-on appris auprès de la direction locale de l’environnement.

Le lac d’Oum Ghelaz a connu, durant deux années consécutives (2019 et 2020), pendant la saison sèche, une mort massive de la carpe, principale espèce qui peuple cette zone humide.

Une commission de veille, constituée par les services de wilaya pour étudier le phénomène et trouver des solutions pour préserver le lac et ses espèces, a conclu que les poissons meurent par asphyxie. Le manque d’oxygène étant le résultat d’un ensemble de facteurs, comme la réduction du niveau d’eau et la surpopulation du lac, explique la directrice locale de l’environnement, Samira Dahou.

Malgré un nombre important de rejets des eaux usées, la thèse de la pollution a été écartée. Les analyses ont révélé que le lac se porte bien grâce à ses capacités naturelles d’autoépuration. «C’est un lac qui se défend bien», explique-t-elle, grâce à sa flore qui épure les eaux.

Le manque d’oxygène constitue, quant à lui, un véritable problème. Il serait la cause  de la mort massive des poissons. Cette année, quelques 400 poissons ont péri en trois jours, au début du mois de juillet.

« Il s’agit de gros poissons adultes, pesant entre 2 et 3 kg », constate Mme Dahou, qui estime que les poissons les plus jeunes peuvent aller chercher de l’oxygène dans les profondeurs, alors que les plus vieux qui restent près de la surface, suffoquent et meurent.

Pour réduire la population des poissons au niveau de ce lac, la commission de veille, chapeautée par la direction de l’environnement, étudie plusieurs solutions. L’autorisation de la pêche sportive ou l’introduction d’un prédateur au niveau du lac étant les deux principales.

 « L’une et l’autre doivent être bien étudiées », souligne, toutefois, la même responsable. « Avant d’autoriser la pêche sportive, il serait nécessaire de s’interroger sur la comestibilité de la carpe, qui vit dans une eau polluée par les rejets d’assainissement. Il serait également important de définir les périodes et les modes de pêche. De même pour l’introduction d’un prédateur. Le choix de l’espèce doit être soumis à une étude approfondie, en associant des spécialistes et des chercheurs », a-t-elle expliqué.

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