Economie

Apple a atteint 2000 milliards $ de capitalisation boursière, mais…

La valeur boursière de la société américaine Apple a atteint les 2000 milliards $ ce mercredi 19 août. Toutefois, aucun élément sur ses performances d’exploitation ne permet d’expliquer une telle progression et des risques existent finalement.

La valeur boursière d’Apple a atteint mercredi 19 août 2020, une valorisation de 2000 milliards en ouverture du Nasdaq, le marché boursier des valeurs technologiques à New York.

Ce niveau est un record pour les Etats-Unis. La seule autre entreprise au monde qui a atteint cette valeur est Saudi Aramco, la plus importante entreprise pétrolière saoudienne.

Apple a ainsi conforté sa place de société cotée la plus valorisée au monde, alors que l’économie mondiale fait face aux effets du coronavirus. Ce n’est pas la première fois que l’entreprise bat un record de capitalisation boursière.

En août 2018, elle a été la première entreprise américaine à atteindre une valeur de marché de 1000 milliards $. Depuis lors, Amazon, Microsoft et Google ont également franchi ce seuil.

Aucune information particulière n’est pourtant venue changer les perspectives de revenus pour le géant mondial des équipements informatiques à usage individuel. A la mi-journée ce mercredi, seulement 16 millions de ses titres ont été échangés contre une moyenne de 36 millions au cours des 65 derniers jours.

Aussi, l’analyse des résultats consolidés du groupe fait ressortir que son chiffre d’affaires, bien que solide à 260 milliards $ en 2019, est en baisse de 2,2% comparé à celui de l’année 2018. Par ailleurs, son chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2020 est meilleur que celui du premier semestre, de même que celui de la même période en 2019. Le groupe n’est toutefois pas parvenu à compenser la baisse de 36,4% de ses ventes au cours du premier semestre 2020.

Enfin, certains analystes commencent à alerter sur le faible niveau d’investissement d’Apple sur les questions de recherche et de développement. Dans une note publiée mardi 18 août, Toni Sacconaghi, un analyste des sociétés technologiques auprès de la firme américaine AllianceBernstein, a mentionné le fait qu’Apple n’investissait pas suffisamment dans la recherche et le développement, et que la forte hausse du bénéfice par action qu’elle présente provient de sa politique de rachat des titres.

R E

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer