Economie

Experts : Consolider la concertation en prévision de la révision du Code de l’investissement

Les travaux de l’atelier autour du développement industriel

Les travaux de l’atelier autour du développement industriel, organisé dans le cadre de la Conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle, ont conclu de la nécessité de consolider la concertation en prévision de la révision du Code de l’investissement et de l’adopter dans un processus global et participatif.

Les travaux de l’atelier, supervisés par le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Ali Ait Braham qui a présenté, mercredi, le rapport final au terme des travaux de la Conférence nationale, ont également conclu de la nécessité d’assurer la stabilité et la synergie du cadre juridique et réglementaire qui régit l’investissement et de consolider la coordination entre les différents organismes en charge de l’investissement, en vue de garantir une intervention coordonnée et efficace des différents organismes publics.

Les participants ont également appelé à réviser le Code de travail en vue d’améliorer la performance économique avec la concrétisation d’une justice sociale, revoir le rôle et les attributions du Conseil national de l’investissement (CNI) et  procéder à l’évaluation continue des politiques publiques relatives au développement industriel.

Il a été également recommandé de créer des systèmes d’information économique, une cartographie des entreprises et des opportunités d’investissement, à même de servir d’outil de prise de décisions et de moyen d’évaluation des politiques publiques d’amélioration les procédures réglementaires à travers le concept de “l’organisation intelligente”. 

Les participants ont également appelé à la création d’un cadre de coordination pérenne entre le secteur industriel et les reste des secteurs en lien, en vue d’accompagner les compétences communes, telles les industries agroalimentaires, à titre d’exemple.

Pour ce qui est du développement des filières industrielles, il a été proposé , la prise de mesures à court-terme, en vue de dépasser les obstacles administratives, notamment en ce qui a trait au respect des dispositions réglementaires, le respect des délais de traitement des demandes d’agrément et autres autorisations administratives, ainsi que la facilitation d’octroi d’autorisation pour l’ouverture de bureaux de liaison à l’étranger, dans le cadre de l’appui à l’opération d’exportation.

Les participants ont également appelé à la révision des systèmes de change, particulièrement  dans le volet des sanctions pénales à l’encontre des exportateurs.

Dans le cadre de la consolidation du rôle du capital humain et de la réhabilitation des ressources humaines dans les différentes activités industrielles, il a été également  recommandé de développer des programmes de formation, à même au diapason des besoins des industriels, en collaboration avec les secteurs de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur, et ce en vue d’établir les passerelles entre les sociétés et le monde de la recherche et formation.

Dans le cadre du plan de la transition numérique et de l’accompagnement des sociétés dans la concrétisation de cette transition, il a été proposé la création d’un passeport numérisation qui ouvre droit à la subvention publique, pour l’accompagnement, l’incitation et la révision du régime fiscal applicables aux programmes tout en le séparant du régime fiscal lié aux services.

Pour le moyen terme, les participants à l’atelier ont préconisé la consolidation des infrastructures de logistique indispensables au développement industriel, particulièrement dans les régions isolées, ainsi que l’appui et de développement d’une approche “qui réunit les entreprises”, dans l’objectif d’améliorer la compétitivité des spécialisations.

Dans le but de développer le marché de la sous-traitance, il a été préconisé au ministère de l’Industrie de promouvoir les industries secondaires et les industries de base,telle la mécanique de précision, ainsi que la numérisation auprès des sociétés, notamment celles activant dans le domaine des hydrocarbures.

· Revoir la catégorie d’âge et le plafond de financement du dispositif Ansej

Les travaux de l’Atelier sur les micro-entreprises et les start-up, organisé dans le cadre de la Conférence nationale sur le Plan de relance pour une économie nouvelle, ont conclu de la nécessité de revoir la catégorie d’âge et de relever le plafond de financement du dispositif ANSEJ, conformément aux exigences du marché et aux opportunités disponibles.

Supervisés par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, Yacine Oualid qui a présenté, mercredi soir, le rapport final, cet atelier a conclu également à la nécessité d’élaborer une liste d’idées de projets générateur de richesses et réalisables à court-terme afin d’orienter les entrepreneur vers eux.

Les participants ont en outre appelé à l’encouragement de la création, dans les zones d’ombre, d’entreprises de services en vue de répondre aux différents besoins, notamment des entreprises gérées par des citoyens de ces zones à même de réaliser le développement et de créer des emplois, et ce, en coordination avec les Collectivités locales.

Ils ont préconisé, dans le même sens, l’encouragement de la création de micro zones d’activités, particulièrement dans les Hauts-Plateaux et le Grand Sud, pour héberger des secteurs créateurs de richesses et satisfaire les besoins du marché local, tels l’agriculture saharienne, l’industrie de transformation, l’artisanat et les services.

R E

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