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Accord d’association conclu entre l’Algérie et l’UE: Ali Bey Naceri :”il y a lieu de revoir le contenu de l’accord élaboré en 2002″

Le président de l’Association des exportateurs algériens, Ali Bey Naceri a évoqué ce dimanche plusieurs points liée à la mauvaise application de l’accord d’association conclu avec l’Union Européenne, dont l’Algérie a accusé une perte fiscale de plus de 16 milliards de dollars une estimation des experts et opérateurs économiques.

S’exprimant sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, Ali Bey Naceri, considère, à ce titre, de revoir le contenu de cet accord, élaboré en 2002, « manquant d’équilibre », à un moment, rappelle-t-il, où l’Algérie était confrontée à une situation politique extrêmement difficile.

Selon lui, l’Algérie souhaite aboutir à un rééquilibrage des conditions du contrat en faveur de l’économie nationale afin de créer un investissement productif basé sur la création d’emplois et l’encouragement des exportations. Et pour cela il faut revoir les articles « qui sont pénalisant » pour le partenaire algérien.

Par ailleurs, l’intervenant juge comme « pas normal » que le pays importe des produits dérivés de la pétrochimie, relevant au passage son abandon d’un « gros projet », lancé en 2007, produisant pour 10 milliards de dollars et « abandonné peu après ».

M. Ali Bey Naceri juge, également, « pas normal » que l’Algérie n’exporte pas des services alors que, constate-t-il, « notre voisin de l’Ouest  exporte pour 8 milliards de dollars et celui de l’Est pour 5 milliards de dollars », alors que tout récemment encore, ajoute-t-il, « nous importions pour 15 milliards de dollars », entièrement à la charge de l’État.

Citant, par ailleurs, « un seul produit », celui de la filière sucre, ce dernier rappelle que le pays dispose d’un contingent de 150.000 tonnes/an, exonérées en principe des droits de douane. Or, observe-t-il, l’absence d’exonération de ce droit par l’UE s’est soldée par la perte pour le Trésor algérien, de quelque 202 milliards de dollars.

À partir de ce constat, l’intervenant appelle à renégocier l’accord d’association avec l’UE relatif aux produits alimentaires dont l’Algérie, déclare-t-il, peut prétendre recevoir des investissements et qui, « pour le moment ne représentent qu’un pour cent de notre production agricole ».

Pour l’invité, « il est temps de faire un diagnostic stratégique », avec l’UE et les experts algériens pour déterminer les secteurs à même de permettre de nous intégrer dans la chaîne des valeurs économiques régionales.

Rappelant que l’accord global d’association avec l’Union européenne comporte des volets économiques, mais également politiques, sécuritaires et culturels, celui-ci souligne que l’Europe a « tout intérêt » à avoir un partenaire « fort », le partenariat n’étant pas une simple question d’intérêts étroits « de certains pays et de certaines filières ».

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