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Feux de forêts : nécessité de revoir l’ensemble des textes réglementaires relatifs à la gestion et la protection du secteur

Depuis le début de l’été, l’Algérie vit au rythme d’incessants incendies, qui se déclenchent un peu partout sur le territoire. Plus de 1 200 départs de feux ont été recensés en juin et juillet, ravageant quelque 8 000 hectares.

Le directeur de l’information et des statistiques de la Protection civile le colonel Farouk Achour,  a jugé  ce chiffre « très important » .

Intervenant, ce, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, le colonel Farouk Achour, signale que ces feux ne sont pas propres aux régions nord de l’Algérie, mais qu’ils ont également tendance à produire et à se multiplier en zones sahariennes, au niveau des palmeraies. l’invité a annoncé qu’au niveau des wilayas de Bejaïa, Tizi-Ouzou et Sétif étant les plus affectées. “Les feux de fortes ont ravagé 16,307 hectares partis en fumée, constituée de 4,815 hectares de forêts, 6,359 hectares de maquis et 5133 de broussailles, a-t-il souligné.

Afin d’agir plus efficacement contre ces phénomènes, ce dernier souligne la nécessité de revoir l’ensemble des textes réglementaires relatifs à la gestion et la protection du secteur, notamment ceux liés aux stratégies globales de prévention et d’intervention à travers, notamment, une meilleure coordination entre les services de la Protection civile, ceux de la direction nationale des Forêts et les autorités de proximité.

Parmi les autres actions à mettre en œuvre, le colonel Achour met en avant celle d’impliquer, davantage, les populations vivant à proximité des massifs forestiers pour ce qui concerne  leur surveillance et alerter sur les départs de feu à leur tout  début. Pour cela, ajoute-t-il, il y a lieu d’agir sur l’aspect sensibilisation.

Parmi les autres phénomènes, relève encore l’invité, il y a lieu de revoir la réglementation en moyens  de prévention et de lutte contre les risques majeurs que constituent les séismes et les   risques industriels et les inondations en périodes hivernales, demandant l’intervention de moyens appropriés à leur nature.

Dan le méme sillage, il y a lieur de rappeler que,  deux mineurs, auteurs d’un incendie qui s’est déclaré, début Aout, dans une forêt à Beni-Slimane, à l’est de Médéa, ont été auditionnés par le juge d’instruction près le tribunal de Beni-Slimane chargé des mineurs, indique samedi un communiqué du procureur de la République du dit tribunal.

L’un des auteurs de l’incendie, localisé à “Ahl-Ech-chaaba”, qui a ravagé près de 5 hectares de couvert végétal, a été mis en détention préventive, alors que son complice a été mis sous contrôle judiciaire, à l’issue de cette audition, ajoute le même communiqué.

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