International

Une présidentielle cruciale pour les populistes au pouvoir

En Pologne,

Le président sortant Andrzej Duda, soutenu par le gouvernement nationaliste conservateur, brigue un second mandat face à dix autres candidats.

Jour de vote en Pologne. Inquiets de l’avenir de la démocratie et de la crise économique liée à la pandémie, les Polonais ont commencé ce dimanche 28 juin à se rendre dans les bureaux de vote pour le premier tour d’une course présidentielle serrée, cruciale pour les populistes au pouvoir.

Le président sortant Andrzej Duda, 48 ans, soutenu par le gouvernement nationaliste conservateur, qui brigue son second mandat, fait face à dix autres candidats, mais selon les sondages, c’est le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski, du principal parti d’opposition, Plateforme civique (PO), qui sera son rival lors du second tour, le 12 juillet.

La campagne a été dominée par des préoccupations concernant l’état de la démocratie et les questions sociales, alors que la Pologne fait face à sa première récession depuis la fin du communisme. Des électeurs font la queue dans les bureaux de vote à travers le pays, portant des masques et respectant les règles de la distanciation sociale, selon les journalistes de l’Agence France-Presse et les images publiées sur les réseaux sociaux. « J’ai voté pour Trzaskowski bien évidemment ! Pourquoi ? Pour la démocratie, le pouvoir judiciaire et le respect des minorités », a déclaré Joanna Ugniewska, 66 ans, après avoir voté dans un bureau de vote installé dans une école du centre de Varsovie. Irena, une retraitée de 63 ans de Minsk Mazowiecki, à l’est de Varsovie, se déclare, quant à elle, satisfaite du statu quo. « J’aimerais que cela continue », a-t-elle dit.

·Un scrutin marqué par la crise du coronavirus

Selon la Constitution, le président polonais a des pouvoirs limités, mais dispose, entre autres, de droit de veto sur les propositions de loi.

La victoire de Trzaskowski, 48 ans, porterait ainsi un coup dur au gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), à l’origine d’une série de réformes controversées, notamment dans le domaine de la justice. Selon le PiS, ces changements étaient nécessaires pour éliminer la corruption parmi les juges, mais l’opposition et les partenaires européens critiquent ces réformes, affirmant qu’elles érodent la démocratie, trois décennies à peine après la chute du communisme.

R I

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