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Rien ne va plus à l’École Supérieure Algérienne des Affaires

Le retour de l’ancien directeur générale de l’école Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA) a succédé ses derniers jours une véritable  polémique.

Après son limogeage, le directeur générale de l’ESSA «Karim Kiard» a reprit ses fonctions sans l’accord du conseil administratif. Après deux  ans de vacances du poste de Directeur Générale de cette Ecole de 2017 jusqu’à 2019, l’école supérieur a lancé  un recrutement et elle a nommé «Karim Kiard» au poste de directeur général de l’école à la date du mois d’avril de l’année 2019 en absence des représentants des membres de l’administration.

 Il est à noter que le conseil d’administration de l’ESAA est composé de cinq représentants de l’Algérie Et cinq représentants de la France sous la présidence du président de la Chambre nationale de commerce et d’industrie, dont le vote représente deux voix en cas de voix égales lors du vote au conseil d’administration.

Rappelons que, l’école a été créé suite à un accord intergouvernemental entre l’Algérie et la France, sous tutelle de la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie qui a pour mission d’assurer des formations diplômâtes en gestion et en management au profit des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et des cadres en activité.

Par la suite, le personnel de l’Ecole a saisi la tutelle ainsi que le ministère du Commerce pour dénoncer la mauvaise gestion et l’abus de pouvoir exercés par le DG Karim Kiard, suite au à la mauvaise gestion, afin d’ouvrir une  enquête.

Après une étude approfondie du dossier du nouveau directeur général, il a été constaté qu’il ne correspondait pas aux exigences du poste, les mêmes conditions que la loi algérienne définit pour le poste de “directeur général” de toutes les institutions nationales. D’autant plus que le décret présidentiel portant création de l’école, notamment l’avenant à l’accord publié au JO du 30 avril 2017, particulièrement son article 9, stipule clairement que le Directeur Général est nommé conformément aux dispositions réglementaires régissant les conditions de nomination aux fonctions de Directeur dans les établissements d’enseignement supérieur en Algérie.

Selon nos sources, en effet Karim Kiared aurait également commis des dépassements notamment dans l’engagement de dépenses et des actions avant même la validation du Conseil d’administration.

Une décision fut tout de suite prise pour remédier à ces faits, et le 19 mars 2020 Karim Kiared est suspendu de ses fonctions pour motif de non qualification au poste et ce, à titre conservatoire, en attendant la réunion du Conseil d’administration pour officialiser la fin à ses fonctions.

Cependant, et sans aucune explication, la tutelle a décidé ce 27 mai de le réintégrer dans son poste et le décret présidentiel fut bafoué. Que s’est-il passé ?

En réponse à la question,  au site électronique «Tarique News», Abdelkader Ghouri, président du conseil d’administration de la Fondation (et président de la Chambre nationale de commerce et d’industrie), a déclaré que le retour de «Karim K» est temporaire, jusqu’à ce que les mesures du confinement soient levées en raison de la crise sanitaire et en attendant  le retour des moyens de transport permettant le retour du parti Français, afin de tenir un conseil d’administration et de décider du sort du directeur général de l’établissement.

Dans l’attente de la tenue du conseil d’administration de l’école  supérieure Algérienne des Affaires (ESAA), la question qui se pose qui est derrière le retour du directeur général après son arrestation préventive en raison de l’incohérence de son dossier avec les conditions fixées par l’Etat pour occuper ce poste.

Y.H

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