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Une ambiance conviviale et chaleureuse

Aid el fitr:

On ne va pas se mentir : la plupart d’entre nous est heureux de voir arriver le jour de l’Aid après un long mois de jeûne, aux portes de l’été. Alors nous nous préparons activement pour ce grand jour, qui va passer si vite.

Pour les grandes occasions, nous aimons marquer le coup : nous aimons sortir la belle vaisselle, le beau linge de maison, mettre les petits plats dans les grands…

Nous aimons en mettre plein la vue de nos invités, alors nous ne reculons devant aucun sacrifice pour que tout soit parfait. Car tout cela a un prix et il faut faire de grands efforts pour boucler le budget.

·Tout est prêt pour que cette journée tant attendue commence au mieux.

Les familles se lèvent très tôt le matin pour aller à la mosquée faire la prière de l’Aid ; les femmes qui ont prié à la maison s’activent tout de suite après : le ménage (un dernier coup de serpillère parce que le plus gros a déjà été fait depuis plusieurs jours), le repas et le plus important le jour de l’Aid el Fitr : la table du café, chargée de gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres.

Puis on court se changer : on porte les vêtements que l’on a shoppé les jours précédents, et tout le monde est super beau.

On n’attend plus que les invités, la famille, les voisins qui viennent nous souhaiter une bonne fête de l’Aid.

On a bien mérité d’en profiter enfin parce que les jours précédents il a fallu courir dans tous les sens pour les préparatifs : faire des réserves de lait (une denrée rare les jours de fête), de gazouze (indispensable !), de légumes pour le couscous….

Ensuite la ville devient ville- fantôme : chacun repart dans sa région, son village, retrouver ses proches…et ça c’est la vraie magie de l’Aid.

·Aïd el Fitr : rendre heureux les enfants démunis

Nous sommes à quelques jours de la fin du mois sacré du Ramadhan et de nombreux parents courent encore les magasins pour acheter les vêtements de l’Aïd el Fitr à leurs enfants. Mais si beaucoup en ont les moyens, il existe une frange d’Algériens qui ne peut offrir à sa progéniture une nouvelle tenue vestimentaire et qui espère un geste provenant d’une âme généreuse ou d’un organisme caritatif.

L’Aïd, c’est certes une occasion de réjouissances mais c’est aussi le moment de faire preuve de générosité et d’altruisme envers les pauvres. Outre la Zakat de l’Aïd el Fitr, de nombreux Algériens, parmi ceux qui peuvent se le permettre, saisissent cette occasion pour apporter une aide conséquente aux plus démunis, afin de leur permettre de vivre pleinement ce jour de fête et de le partager avec leurs semblables dans la joie et la bonne humeur.

·L’Aïd des pauvres et des orphelins

La période de l’Aïd el Fitr suscite un large mouvement de solidarité au sein de la société. Jeunes et moins jeunes s’investissent pour aider les pauvres ou encore les orphelins en rassemblant des dons divers qui leur seront ensuite distribués dans un esprit d’équité. Que ce soit les associations de quartiers, les associations de jeunes (Ness El Khir, OxyJeunes, Le Souk, Zahra,…), les organismes caritatifs (Hbab Rabii, Mlemet Khir, Denia Bkhir,…), les Scouts musulmans, le Croissant Rouge Algérien et bien d’autres encore, tous se retrouvent à pied d’œuvre pour accomplir cette noble mission, visant à apporter de la gaieté et de la bonne humeur dans le foyer de tous les Algériens, le jour de l’Aïd.

A ce titre, des particuliers mais aussi des sponsors (chefs d’entreprises, hommes d’affaires, commerçants,…) sont sollicités pour des dons qui permettront d’offrir aux pauvres et aux orphelins la tenue de l’Aïd. Généralement, les cadeaux sont distribués la veille du 27ème jour, à l’occasion de « Laylat El Qadr » et au cours d’une petite soirée festive, autour de quelques petits gâteaux et de jolis airs de musique. Cependant, d’autres préfèrent aller directement rendre visite à ces petits chérubins sur leur lieu de vie, dans les orphelinats et centres de kafala, les pouponnières, le SOS Village d’enfants de Draria, le Centre Diar Errahma, les hôpitaux,…

·Prendre en charge un proche

Il y a un dicton populaire algérien qui dit que « le croyant doit commencer par son frère ». C’est effectivement le cas en cette période jeûne et d’entraide. Beaucoup d’Algériens n’hésitent pas à partager leur repas du f’tour, en invitant à leur table famille, amis, ou même des personnes se trouvant loin de leurs proches afin de partager avec eux un peu de chaleur familiale. D’autres n’oublient pas leurs voisins, surtout lorsque ces derniers se trouvent être dans le besoin car, en islam, il est inconcevable de se gaver de nourriture, en sachant que son voisin meurt de faim. Pour l’Aïd el Fitr, les orphelins ou les enfants issus de familles dans le besoin sont entièrement pris en charge par leur entourage (famille ou voisins) qui n’hésitent pas à s’enquérir de leurs besoins pour pouvoir les assouvir. S’ils n’achètent pas eux-mêmes la petite tenue que les petits porteront fièrement le jour de l’Aïd, ils donnent l’argent nécessaire aux parents afin que ces derniers puissent acheter ce qu’il faut à leurs chérubins. Un bon point puisqu’il leur permet aussi de vivre pleinement cette frénésie des achats comme tous les autres Algériens.

·Cela sent bon l’Aïd !

C’est une ambiance que vous connaissez bien. Une ambiance de fin de Ramadhan et de grande fête qui se prépare.

Les étals d’olive laissent progressivement la place à ceux qui proposent toutes les denrées nécessaires à l’élaboration de gâteaux traditionnels : farine, levure, amandes,… Les rues sentent bon la vanille et l’eau de fleur d’oranger. Des moules de toutes les formes s’amoncellent à côté des rouleaux à pâtisseries et des plats de présentation joliment décorés. Certaines voudront varier les modèles qu’elles proposeront, alors elles achèteront des livrets de cuisine qui proposent les nouveaux modèles de gâteaux, tous plus alléchants les uns que les autres.

Les parents, bien souvent les mamans, envahissent dès leur ouverture les boutiques de vêtements pour enfants afin de  vêtir leurs bambins le mieux possible le tant attendu jour de l’Aïd. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Certains vont même voir du côté de la fripe si par hasard ils ne tomberaient pas sur une bonne affaire. Bien obligés, les temps sont durs et il y a encore la rentrée qui les attend dans quelques semaines à peine.

Les mamans les plus prévoyantes ont acheté les vêtements de l’Aïd il y a plusieurs mois déjà. Elles essaient d’étaler le plus possible les dépenses du ménage, et puis il ne faut surtout pas laisser passer une bonne occasion par les temps qui courent. De nombreux ménages ne peuvent pas faire face aux dépenses du mois du Ramadhan et à celles de l’Aïd en une fois, alors ils s’organisent.

Dans la cuisine, on ressent bien que c’est la fin. Les mamans manquent d’inspiration et remettent sur la table des plats qu’elles ont déjà faits. Et puis, il faut bien consacrer du temps à la préparation des gâteaux et au nettoyage de la maison, pour être fins prêts le jour J.

Tout ce remue-ménage commence au cours des dix derniers jours du Ramadhan pour laisser la place à la joie et à la liesse le jour de l’Aïd El Fitr.

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