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Belaïli négocié

Quand Youssef Belaïli s’est engagé en septembre dernier avec Al-Ahly Djeddah, tout le monde s’était posé la question : ‘’Qu’est-il allé faire dans un championnat réputé pour accueillir des joueurs proches de la retraite ?’’ Même les spécialistes avaient publiquement critiqué le choix d’un joueur qui venait de briller de mille feux à la CAN remportée du reste par sa sélection.

Si dans un premier temps on avait prétendu qu’Youssef Belaïli a été emballé par l’offre financière des Saoudiens qui dépassait l’entendement selon son entourage (on parle d’un salaire mensuel de plus de 300 000 euros), en revanche d’après des indiscrétions c’était un choix par défaut. En effet, Belaïli, qui avait vainement attendu une offre concrète d’un club européen (OM ?) ne s’est engagé avec Al-Ahly que la veille de la clôture des signatures car il craignait de repousser une offre financière intéressante et de se retrouver après contraint de rester à l’Espérance de Tunis d’autant plus que les dirigeants du vieux club de la capitale tunisienne était eux aussi favorables à un transfert l’été dernier car comme on le sait son contrat avec l’EST expirait le 31 décembre 2019, toujours est-il que chaque partie avait trouvé son compte dans cette transaction : l’EST a empoché une grosse plus-value, Belaïli a négocié un salaire très confortable et Al-Ahly qui a gagné la bataille avec son voisin ennemi Al-Nasr qui était très intéressé par l’ancien attaquant du MCO. Cependant, d’après des indiscrétions, Belaïli ou plutôt son père car c’est lui qui a négocié le contrat a inclus des primes très intéressantes.

Selon l’accord conclu entre les deux parties, si Youssef Belaïli inscrit dix buts et délivre le même nombre de passes décisives, il empochera 60 000 dollars. Avec six buts marqués et trois passes décisives toutes compétitions confondues, il doit soigner ses statistiques s’il veut empocher les 60 000 dollars promis par le président d’Al-Ahly Djeddah.

 Alors qu’Al-Ahly est classé troisième et accuse treize points de retard par rapport au leader de la Super-ligue, un retard qui fait qu’Al-Ahly est presque hors course pour le titre, soit une grosse perte pour Belaïli qui devait empocher en cas de sacre en championnat la rondelette somme de 170 000 dollars.

Youssef peut se consoler. Si jamais il parvient à remporter la coupe du roi, ce sacre lui rapportera 150 00 dollars.

 Mais c’est en Ligue des champions que la direction du club saoudien a mis le paquet en promettant une prime au meilleur joueur en club en Afrique de l’année 2019, une prime de 200 000 dollars, on sait maintenant pourquoi Belaïli n’a pas signé en Europe alors qu’à 27 ans, il lui était plus facile de trouver un club acquéreur mais appâté par les pétrodollars, il a fini pour opter pour le challenge financier doit-on le souligner.

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